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Saint-Louis : Chapeau bas, Monsieur le Maire

Mercredi 2 Novembre 2016

Durant ces 4 jours, un homme était sur tous les front, Eric Gay, le Maire du Mont-Dore a pris les choses en main et a réussit à endiguer la vague de violence irresponsable qui a eu pour conséquence le blocage de l'unique route qui traverse sa commune du nord au sud.



Eric Gay répond à ses administrés au téléphone.
Eric Gay répond à ses administrés au téléphone.
En effet Eric Gay et Thierry Lataste, le Haut-Commissaire ont souhaité favoriser la discussion pour éviter une entrée en force à Saint-Louis qui aurait pu déboucher sur de nombreuses victimes des deux cotés. 
La première tentative avait déjà fait 6 blessés coté gendarmerie.
Sage décision soutenue tant bien que mal par les montdoriens. Il fallait en effet toute la confiance de ses administrés pour leur demander de patienter, souvent dans leurs voitures depuis 3 jours et mener à bien cette mission de terrain.
C'est ainsi que nous avons vu sur les réseaux sociaux un maire à la manoeuvre avec les coutumiers, avec les "jeunes" de Saint-Louis, avec ses administrés à expliquer, expliquer et toujours expliquer que la violence n'est pas la solution.
Ce matin du 2 novembre , la route est libre à la circulation et les 65 carcasses (tout de même)  de voitures volées et brulées emportées par le personnel de la Mairie et de la province Sud.

La prochaine étape sera l'enterrement aujourd'hui à Saint-Louis du délinquant multirécidiviste tué par un gendarme alors qu'il fonçait sur un autre gendarme au volant d'une fourgonnette volée samedi, ce qui a mis le feu aux poudres.
L'enjeu maintenant est de faire en sorte que cela ne recommence pas après l'enterrement et de faire comparaitre en justice les auteurs de ces troubles.

Le bilan est lourd, un mort, 6 blessés, quelques entreprises brulées (ayant osé porté plainte après des vols et dégradations), 65 voitures volées et brulées, des scènes de guérilla urbaine et 15 000 personnes bloquées.


Au delà de la gestion de crise, des questions de fond sont posées et qui appellent des réponses, quelles sont les complicités ? Comment un multirécidiviste avec 19 condamnations, évadé, peut-il rester dans son village un an sans avoir de complicité ? comment peut-on le laisser enrôler des jeunes en perdition, doit-on accepter une justice à deux vitesses ? non.
Le "pas de vague" a éteint ses limites. 
 
 

Florence Dhie



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