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Retour à la guerre froide ? après la Kalachnikov, le KGB ?

Mercredi 7 Janvier 2015

Calédonie Ensemble a tenu une conférence de presse une heure avant celle du Gouvernement ce mardi 6 janvier. Bien empêtrés dans une situation qu'ils semblent ne pas maîtriser ou alors pour des raisons encore obscures aux commentateurs à ce jour, le parti de Philippe Gomès lance un appel solennel à la responsabilité du RUMP (ce n'est pourtant pas eux qui ont fait chuter le Gouvernement) et leur demande de voter pour le candidat CE à la présidence du Gouvernement , c'est à dire Philippe Germain, soit, mais alors que faire pour la Province et le Congrès dont les présidents ont été élus avec les voix du FPU et de l'UCF...il faut revoter aussi ??? merci d'éclairer nos lanternes ... gros bémol ..l'interdiction faite à notre consoeur E. Nouar de RRB de rentrer à la conf de presse ...retour à la guerre froide ? après la Kalachnikov, le KGB ?



Communiqué de presse

Retour à la guerre froide ? après la Kalachnikov, le KGB ?
Calédonie Ensemble : Oui à une opposition démocratique. Non à une paralysie des institutions
Depuis trois semaines, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est démissionnaire et son rôle se limite, conformément à la loi, « à l’expédition des affaires courantes ».
Le 31 décembre, un nouveau gouvernement a été élu par le Congrès de la Nouvelle- Calédonie. C’est désormais le gouvernement légal et légitime du pays. Mais ce nouveau Gouvernement n’a pu « entrer en fonction » du fait de l’absence d’une majorité absolue (6 voix sur 11) permettant l’élection d’un président.
En conséquence, c’est le gouvernement précédent, qui subsiste, avec une compétence résiduelle, tant que le nouveau président du nouveau gouvernement n’est pas élu.
Cette situation ne peut perdurer car elle est contraire à l’intérêt général du pays.
C’est pourquoi, nous lançons ce jour un appel solennel à la responsabilité au RUMP : les voix non-indépendantistes du gouvernement doivent se porter sur le candidat du premier parti non indépendantiste du pays (Calédonie Ensemble : 27 500 voix – 15 élus au Congrès / FPU : 14 500 voix et 8 élus / UCF : 13 600 voix et 6 élus).
Cet appel à la responsabilité est d’abord fondé sur le respect du suffrage universel
c’est-à-dire de la volonté exprimée par les Calédoniens lors des élections provinciales du 11 mai dernier. Comment aujourd’hui Cynthia Ligeard, peut-elle au nom du RUMP, prétendre se maintenir à la présidence du Gouvernement alors que 14 000 voix séparent nos deux formations ? Alors que notre groupe au Congrès dispose de deux fois plus d’élus que le groupe auquel elle appartient ? Alors qu’au cours des dernières consultations électorales, son parti a été sanctionné à trois reprises ? Une telle attitude n’est pas tolérable dans une démocratie. Le respect du suffrage universel, c’est le premier des principes républicains.
Cet appel à la responsabilité se justifie aussi par les chantiers immenses que seul un Exécutif de plein exercice peut conduire avant que le Congrès n’en délibère :
Au plan économique avec la mise en œuvre de l’agenda social et fiscal partagé ;
Pour notre jeunesse avec le projet éducatif et l’instauration du service civique obligatoire ;
Pour l’après-nickel avec la mise en place du fonds pour les générations futures ;
Pour la couverture maladie des Calédoniens avec l’instauration d’une Mutuelle obligatoire ;
Pour les comptes du pays dont le redressement a été engagé mais doit être poursuivi, etc...
Comment l’Exécutif du pays pourrait rester statique face aux attentes légitimes de nos concitoyens ?
Cet appel à la responsabilité repose enfin sur l’impérieuse nécessité de nourrir le dialogue pour préparer la sortie de l’Accord de Nouméa. Comment envisager que les discussions puissent se poursuivre de manière constructive si les institutions ne sont pas en état de marche ?
Le RUMP a décidé de se placer dans une posture d’opposition systématique qu’il s’agisse de la question de la sortie de l’Accord comme des réformes économiques, fiscales et sociales attendues. C’est sa responsabilité. C’est un choix démocratique. Mais organiser de manière volontaire la paralysie des institutions du pays, c’est un choix anti-démocratique.
C’est pourquoi, nous demandons solennellement au RUMP et à son Président de mener son travail d’opposition au sein des institutions, sans pour autant les prendre en otage, comme cela est le cas actuellement."CE

Florence Dhie / CE



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