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Polynésie : Pour le tourisme, un impératif : changer pour répondre aux attentes du marché

Lundi 4 Novembre 2013

En présence de partenaires du secteur du tourisme, hôteliers et prestataires, les dirigeants et cadres d’Air Tahiti Nui étaient réunis, mercredi, à l’hôtel Méridien, pour évoquer les résultats et les perspectives de la compagnie aérienne.



Tahiti: 
 
A cette occasion, le ministre en charge du Tourisme, Geffry Salmon, a fait le point sur la situation de ce secteur en Polynésie et a insisté sur la nécessité de reconcevoir nos approches des marchés touristiques et de rassembler l’ensemble des acteurs du tourisme autour d’objectifs partagés.
 
Le ministre du Tourisme a appelé les professionnels du tourisme, et notamment les nouveaux responsables d’Air Tahiti Nui, à identifier les facteurs de croissance de la fréquentation touristique dans leur secteur d’activité et à formaliser des réponses visant à capter un nombre plus grand de visiteurs en Polynésie française.
 
« Certes, la crise économique mondiale peine à présenter des signes de résorption ; la concurrence touristique internationale est de plus en plus âpre ; le marché du tourisme lui-même a changé, et les attentes touristiques se sont diversifiées et spécialisées. Mais qu’avons-nous entrepris, pendant que le monde changeait, pour changer nous-mêmes ? Qu’avons-nous esquissé pour répondre à ces nouvelles attentes, ces nouvelles exigences en matière de tourisme ? », a-t-il ainsi souligné.
 
« Nous avons perdu près de 43.000 touristes depuis 2004; pouvons-nous encore continuer d’agir comme nous le faisons et répéter ainsi ces résultats ? », a renchéri le ministre au cours des échanges avec l’assemblée.
 
Le ministre a mis en exergue l’existence d’un véritable « décalage » entre l’offre et la demande. Le seul positionnement de l’image ne peut plus suffire aujourd’hui pour répondre au marché du tourisme, avec l’émergence en parallèle de destinations concurrentes, très compétitives et souvent moins éloignées des principaux marchés émetteurs.
 
Il a donc demandé à ce que l’on se réapproprie les fondamentaux : qui cherchons-nous à faire venir en Polynésie ? quel produit touristique attendu à proposer ? comment déclencher l’acte d’achat ? Ce sont quelques unes des questions que nous nous devons de nous poser, et auxquelles nous nous devons de répondre très rapidement pour ensuite pouvoir agir efficacement.
 
Les orientations stratégiques et leurs déclinaisons opérationnelles sont aujourd’hui prêtes et seront prochainement soumises à l’approbation à l’assemblée de Polynésie française.
 
Quatre axes majeurs les caractérisent : cibler les futurs visiteurs, créer et développer les produits touristiques attendus par les touristes ciblés, organiser l’offre de produits touristiques et, enfin, faire le choix d’un positionnement différencié et agressif de nos produits sur le marché mondial.
 
Le ministre a ensuite développé les plans d’actions qui seront mis en oeuvre en 2014 pour chacun de ses secteurs de compétence et dont tous concourent au développement du tourisme en Polynésie française.
 
Ainsi, plus d’une trentaine de projets d’aménagement seront lancés dès le début de l’année prochaine, essentiellement dans les îles de Tahiti et Moorea, pour lesquelles l’activité doit touristique doit y trouver une plus grande place.
 
Ces projets portent sur la création d’hôtels, de bases de loisirs et de détente, de centres d’affaires, d’écomusées, d’un centre culturel, d’un parc naturel, de circuits de randonnées, d’aménagements pour la plaisance et la croisière.
 
Il s’est aussi appliqué à présenter ses choix sur la méthode : « La culture de l’objectif et du résultat doit, dès à présent, prendre pleinement toute sa place à tous les niveaux de l’exploitation de l’activité touristique, et en conséquence, également dans les structures publiques et parapubliques, ou lorsque l’engagement de fonds publics y est associé », a déclaré Geffry Salmon.
 
Par ailleurs, afin de se différencier d’autres destinations, le ministre a affirmé que la Polynésie s’engagera dans une recherche d’obtention de labels internationaux, ce qui permettra une reconnaissance mondiale du patrimoine environnemental et culturel polynésien.
 
Il a déclaré que nous devrons œuvrer pour satisfaire l’une des conditions de la relance de l’activité touristique, à savoir « une diminution sensible du prix global du séjour en Polynésie française ».
 
« Je chercherai, de mon côté, à identifier les facteurs pouvant concourir à la réduction de vos coûts fixes », a-t-il indiqué à l’assistance.
 
Pour le secteur du transport aérien, le ministre a annoncé que la définition d’un schéma directeur des transports intérieurs, alliant désenclavement et développement touristique, est en cours d’instruction.
 
Il s’est également réjoui de la troisième rotation Air Tahiti Nui hebdomadaire entre Tahiti et la Nouvelle-Zélande à compter de décembre, et des discussions en cours avec d’autres compagnies, notamment Hawaiian airlines. Autant d’éléments qui vont permettre d’accroître sensiblement le total de sièges offerts sur la destination dans les mois à venir.

Source : Tahiti News



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