Connectez-vous

Oceania 22 remplace Oceania 21 et se réunit à Deva du 10 au 13 avril

Lundi 11 Avril 2016

Antony Lecren , en charge de l'écologie au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie organise Oceania 22 à la suite de plusieurs Oceania 21. Pourquoi avoir débaptisé Océania 21 ?
On peut imaginer qu'il y aura un Oceania 23 à la suite du Oceania 22 etc.. Nous avions pourtant à l'origine pensé qu'il s'agissait plutôt d'une filiation à la philosophie des Agendas 21 (pour le 21ème siècle) des Iles du pacifique, avec la participation des entreprises et de la Société civile pour trouver des solutions innovantes en matière de lutte contre le réchauffement climatique et les dégâts liées à une mauvaise maîtrise de l'environnement mais en fait il s'agirait plutôt aujourd'hui d'un colloque entre administratifs et politiques des Etats insulaires destiné à rédiger la déclaration qui sera produite à chaque Cop...Un Proe bis en quelque sorte ...à moins qu'Oceania Meetings ne lance l'Agenda 22 !



L’Océanie se mobilise pour le développement durable

Oceania 22, le 4e sommet océanien du développement durable, se tient du 11 au 13 avril 2016 à Gouaro Deva, sur le thème « De Paris à Marrakech, l’Océanie montre la voie »
 
Une douzaine de délégations d’États ou territoires océaniens, de nombreux représentants d’organisations intergouvernementales, de la société civile, du monde coutumier, scientifique et économique se réunissent à Bourail cette semaine. Leur objectif est de mobiliser les grandes nations autour de projets de développement durable, face aux changements climatiques que le Pacifique voit s’amplifier d’année en année. Organisée à l’initiative, et jusqu’à présent avec le financement exclusif de la Nouvelle-Calédonie, ce sommet se déroule sur le site historique du domaine de Deva, « où se sont déroulées de grandes révoltes, et où, aujourd’hui, nous essayons de penser, et de panser, les plaies », explique Anthony Lecren, membre du gouvernement en charge notamment de l’environnement, de l’écologie et du développement durable.

Une méthodologie de travail audacieuse

La méthode de travail de ce sommet prône tout d’abord l’inclusivité solidaire : tout territoire localisé dans le Pacifique, quel que soit son statut institutionnel, est invité à s’exprimer. Ensuite, afin de mieux préparer l’avenir, elle s’appuie sur le potentiel des savoirs et connaissances traditionnelles. « Il est temps d’imaginer des modèles de développement économique qui intègrent, de concert, les mondes scientifiques et coutumiers », explique le membre du gouvernement.

De Bourail à New York

« Oceania 22 est l’occasion de rappeler au monde que l’Océanie est pionnière dans la lutte contre le dérèglement climatique », se félicite Nicolas Imbert, de l’ONG internationale Green Cross. Fidji a en effet été le premier état à ratifier les Accords de Paris, que de nombreux autres s’apprêtent à signer, à New York, le 22 avril prochain. En 2016, les Nations océaniennes s’inscrivent ainsi dans une démarche volontariste dans la préparation du prochain rendez-vous mondial pour le climat, la COP 22, qui se déroulera à Marrakech en novembre prochain.
 

Communiqué d' Antony Lecren , en charge de l'écologie au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie



"L’année 2015 a été l’occasion pour les Oceania meetings d’adresser un message très clair, percutant et ambitieux aux Etats participants à la 21ème Conférence des parties à Paris au travers de la Déclaration de Lifou. L’Accord de Paris, accepté par 195 pays et l’Union Européenne, est en passe d’être ratifié par un certain nombre d’entre eux, dont la France. Rappelons que les trois premiers Etats à avoir autorisé cette ratification dès le début de cette année sont des Etats du Pacifique : Fidji, Palau et les îles Marshall. C’est donc un signe fort est envoyé aux grandes nations.

En 2016, les Nations océaniennes s’inscrivent dans une démarche volontariste dans la préparation du prochain rendez-
vous mondial pour le climat, la COP 22, qui se déroulera à Marrakech en novembre prochain. Il s’agit pour nous, à la fois de montrer la voie, et de faire entendre notre voix auprès des grands Etats afin que les leviers offerts par l’Accord de Paris puissent développer la résilience de nos territoires, et accélérer notre adaptation..

Notre action consiste à présenter des démarches innovantes en matière notamment de gouvernance en proposant dans les réflexions une prise en compte des savoirs et connaissances traditionnelles aux côtés de la science, mais aussi en matière économique en proposant des modèles de développement qui intègrent les coutumiers et ces savoirs traditionnels, qu’il nous faut disséminer.

Organisée à l’initiative, et jusqu’à présent avec le financement exclusif de la Nouvelle-Calédonie, ce sommet océanien développement qui réunit année depuis 4 ans les représentants du Pacifique issus des pays organisations intergouvernementales, du monde coutumier, du monde économique et d›organisations non-gouvernementales, a une mission de première importance : mobiliser les grandes nations autour d’un développement durable face aux changements climatiques que les archipels du Pacifique voient s’amplifier d’année en année."AL




Environnement | Les videos | Les archives