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Les signes de qualité adoptés par le Congrès

Lundi 16 Janvier 2017

Les élus du Congrès, réunis jeudi 12 janvier, ont adopté à l’unanimité une loi du pays sur l’attribution de signes attestant la qualité et l’origine des productions agricoles, agroalimentaires et issues de la mer. Objectifs : valoriser ces produits, renforcer le contrôle de leur qualité et tendre vers l’autosuffisance alimentaire.





Depuis 2007, l'Établissement de régulation des prix agricoles (Erpa) propose des Signes d'identification de la qualité et de l'origine (SIQO-NC) pour les produits agricoles, agroalimentaires et ceux issus de la mer. Ce système répond à une forte demande des consommateurs et des producteurs.

La loi du pays votée par le Congrès vient compléter le code agricole et pastoral de la Nouvelle-Calédonie, et conforte le dispositif déjà éprouvé par l’Erpa, en permettant une reconnaissance officielle de la qualité des productions, plus particulièrement locales, et un contrôle sur l’affichage de ces signes de qualité dans les étals, tout en sanctionnant les éventuels dérives et abus.

Qualité, prix et durabilité

« Ce texte officialise le système mis en place depuis dix ans, a souligné Philippe Germain. Il crée un dispositif complet de reconnaissance administrative des signes de qualité en Nouvelle-Calédonie, en fixant les principes fondamentaux relatifs à leur création, à la reconnaissance des organismes de défense et de gestion, à l’homologation des référentiels de certification et des plans de contrôle, à l’agrément des organismes de contrôle et, le cas échéant, au prononcé de sanctions. »

Avec les signes agriculture responsable, agriculture intégrée, pêche responsable, Biopasifika (agriculture biologique), qualité supérieure et certifié authentique, « la Nouvelle-Calédonie se dote de signes apportant une reconnaissance aux produits issus de pratiques respectueuses de l’environnement, spécifiques à nos régions ou d’une qualité supérieure. »

Une réglementation plus stricte des produits à usage agricole et de jardin

Une loi du pays sur les produits phytopharmaceutiques a également été adoptée par les élus de Congrès. Elle vise à protéger les usagers et l'environnement, et à favoriser le développement d’une agriculture durable et responsable. « Ce texte modernise, simplifie et sécurise le dispositif existant, en tenant compte des remarques et attentes des acteurs du milieu, mais aussi d’associations environnementales, très attentives à la thématique », a expliqué le président du gouvernement.

Il s’articule autour de trois objectifs complémentaires :

- garantir un niveau élevé de protection de la santé publique et de l’environnement, en autorisant des produits étayés scientifiquement en Europe, en Nouvelle-Zélande et en Australie, et en privilégiant des substances actives d’origine naturelle ou constituée de micro-organismes vivants ;

- professionnaliser les acteurs (distributeurs, applicateurs, importateurs, etc.) en imposant un certificat individuel professionnel et une obligation d’informations dans les points de vente ;

- rendre plus accessibles ces nouvelles règles en réduisant notamment les délais d’agrément des substances actives.

Source gouvernement



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