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La radiothérapie enfin accessible en Calédonie

Lundi 21 Décembre 2015

Plusieurs centaines de patients calédoniens ne seront plus obligés de partir en Australie ou en Métropole pour dix minutes de traitement quotidien. Ceci grâce au centre de radiothérapie qui ouvrira ses portes fin 2016.




 
Le gouvernement vient d’apporter les derniers ajustements au centre de radiothérapie de Nouvelle-Calédonie. Ses membres ont adopté le 15 décembre un arrêté qui régit les tarifs applicables entre l’établissement privé et les organismes de protection sociale. Les modalités de son financement, estimé à 740 millions de francs en 2017, ont pu être ainsi définies. En 2009, l’institution a autorisé la construction de cet équipement au sein du Médipôle de Koutio et a joué un rôle facilitateur tout au long du projet.

La radiothérapie utilise des radiations pour détruire les cellules cancéreuses. Ce traitement propose des séances de courte durée – 5 à 10 minutes en moyenne par jour – qui ne nécessite pas, en soi, d’hospitalisation permanente. « C’est un véritable confort pour les patients calédoniens qui pourront bénéficier de soins de qualité en restant chez eux et éventuellement, continuer leurs activités », se réjouit Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge de la santé. Deux médecins exerçant en Nouvelle-Calédonie sont à l’initiative de la création de centre. L’autorisation de gestion de l’établissement a été donnée conjointement à leur société (sarl HDG) et au réseau ONCO-NC. Cette association implique une cinquantaine de médecins qui participent aux réunions de concertation pluri-disciplinaire où sont traités les dossiers des patients atteints du cancer. Sous la tutelle de la DASS-NC, l’établissement sera soumis aux mêmes règles de fonctionnement que les centres métropolitains de radiothérapie et travaillera en partenariat avec l’institut Curie qui est le centre national de référence. Équipé d’un matériel de pointe, le centre de radiothérapie du Médipôle aura le personnel nécessaire pour pouvoir recevoir jusqu’à 450 patients adultes par an. La prise en charge des malades sur place, aux tarifs qui ont été convenus, permettra de réaliser une économie de 245 millions de francs par an au minimum aux organismes de protection sociale par rapport aux frais qu’entraînait la couverture des soins en Australie.




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