Connectez-vous

La délinquance au programme du garde des Sceaux

Vendredi 16 Décembre 2016

La visite de Jean-Jacques Urvoas en Nouvelle-Calédonie a débuté jeudi au gouvernement. Le ministre de la Justice a apporté des réponses sur l’ensemble des sujets abordés, avec en point d’orgue, la question de la délinquance notamment chez les mineurs.





Le garde des Sceaux s’est d’abord entretenu avec le président du gouvernement qui a rappelé que la lutte contre la délinquance doit être une priorité en 2017. En premier lieu, Philippe Germain a insisté sur la nécessité de coordonner les initiatives prises au niveau local, notamment au sein des comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance et des comités provinciaux ad hoc. Ceci en nommant un coordonnateur auprès du Haut-commissaire et son équivalent auprès du gouvernement, demande à laquelle le ministre de la Justice s’est montré favorable. 

Le président a ensuite présenté la politique du gouvernement en faveur de la jeunesse au travers de deux actions emblématiques : le projet éducatif et le service civique calédonien. Celui-ci doit proposer un parcours civique pour les élèves, un dispositif d’insertion pour les jeunes qui ont « décroché » du système scolaire, ainsi qu’un service civique obligatoire pour toute une classe d’âge. « Une expérimentation qui sera suivie avec attention depuis la Métropole », a indiqué Jean-Jacques Urvoas qui a également salué les efforts du gouvernement en matière de protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (PJEJ), dotée d’une direction et de moyens supplémentaires.

Multiplier les outils de prévention

Toutefois, le président a mis en avant que le gouvernement devait pouvoir compter  dans sa politique de prévention de la délinquance sur plusieurs dispositifs pilotés par l’État : le SMA (Service militaire adapté), le service civique national, les emplois d’avenir, la garantie jeunes et l’Epide (Établissement pour l’insertion dans l’emploi). Sur ce dernier point, le garde des Sceaux a précisé que pour lui, le principe de la création de cet établissement en Nouvelle-Calédonie était acté.

En présence du vice-président Jean-Louis d’Anglebermes et d’Isabelle Champmoreau, le ministre de la Justice a remis le rapport de la mission de Valentine Fournier, menée en septembre dernier, sur la faisabilité d’un centre éducatif fermé en Nouvelle-Calédonie. « Ce document, qui sera présenté aux membres du gouvernement et aux élus du Congrès, est une base de travail pour prendre une décision concernant l’éventuelle création d’un centre éducatif fermé, souligne la membre du gouvernement en charge de la PJEJ, Isabelle Champmoreau. Comme nous l’avions demandé à l’expert, le rapport contient aussi des préconisations plus larges en matière de lutte et de prévention de la délinquance, avec par exemple un volet sur les addictions. » L’effet combiné de ces différents dispositifs doit permettre d’apporter des réponses adaptées à la minorité de jeunes Calédoniens la plus fragile.





Politique | Les videos | Les archives | Les listes par commune