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La Polynésie face à la question du Pacs

Jeudi 26 Septembre 2013

Le Pacte civil de solidarité (Pacs), à travers ses enjeux juridiques, démographiques et sociologiques, sera au centre d’une conférence-débat programmée vendredi 27 septembre, à partir de 9h dans la salle John Teariki à l’Assemblée de la Polynésie française.



La Polynésie face à la question du Pacs
Alors que se déroule actuellement à l’Isepp un colloque international sur le thème « La personne et les catégories de genre en Polynésie », la troisième institution et son président Edouard Fritch ont répondu naturellement présents pour traiter de diverses problématiques sociétales locales comme celui du Pacs.
 
Pour nous en parler, il a été fait appel à la sociologue Irène Thery, par ailleurs experte auprès de l’Assemblée nationale pour la question du mariage pour tous et de l’application du Pacs en métropole. Un dispositif créé en 1999, applicable dans nos îles, mais qui du simple fait d’un « oubli » ne peut légalement être contracté en Polynésie, précise d’emblée Edouard Fritch.
 

A ses côtés, la représentante Sandra Lévy-Agami connaît bien le sujet pour avoir déposé il y a quelques mois, conjointement avec le groupe Tahoeraa, une résolution demandant l’extension des articles (515-1 à 515-7) de la loi. Une démarche restée vaine jusqu’ici. Or, si le tir a été corrigé pour les deux autres collectivités françaises du Pacifique, en revanche, la Polynésie semble victime d’un « problème d’interprétation » avec le cabinet de l’actuelle Garde des sceaux Christiane Taubira.

Toujours est-il est que le président Edouard Fritch souhaite voir ce problème réglé « courant 2014″, quitte à devoir mouiller le maillot de député.

Parallèlement à une démarche parisienne, il a demandé à sa collègue Sandra Lévy-Agami de préparer un projet de loi de pays, quand bien même il voit d’un mauvais oeil la création d’un « Pacs de seconde zone ».

De son côté, la représentante de Te Mana To’a soutient que les mentalités ont évolué sur le sujet et qu’entre le mariage et le concubinage, ce contrat intermédiaire constitue le maillon juridique manquant permettant l’organisation de la vie à deux. Et à l’en croire, il existe une véritable attente parmi les Polynésiens.

Selon des chiffres de 2011, le concubinage représenterait en Polynésie 60% dans la tranche d’âge « 20-39 ans » mais du fait d’un manque de protection qu’en retirent ses contractants, le Pacs séduirait de plus en plus de personnes. En métropole maintenant, 97% des Pacsés sont hétérosexuels, donnant une raison supplémentaire au président François Hollande de tenir son engagement de campagne pour l’adoption d’un Mariage pour tous.

Pour s’inscrire à cette conférence-débat, il suffit d’adresser un courriel à l’adresse suivante: communication@assemblee.pf ou de téléphoner au 41.63.71. Attention, il n’y a que 140 places assises.Précisons enfin qu’une seconde conférence-débat sera animée le même jour, à partir de 11h15, par Véronique Margron, docteur en théologie et soeur dominicaine, sur le thème: « L’articulation entre la conscience personnelle et les engagements professionnels dans la vie d’un élu »


 

 

Frédéric Dhie



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