Connectez-vous

L’hommage des présidents Flosse et Fritch à Dick Ukeiwe

Jeudi 5 Septembre 2013

A l’annonce du décès, à l’âge de 84 ans, de l’ancien sénateur RPR de la Nouvelle Calédonie, Dick Ukeiwe, les présidents Gaston Flosse et Edouard Fritch ont adressé, chacun de leur côté, un message de condoléances que nous reproduisons ci-dessous en intégralité.



L’hommage des présidents Flosse et Fritch à Dick Ukeiwe

 

C’est avec une immense tristesse que le Président Sénateur Gaston Flosse, présent au 44e Forum des îles du Pacifique, a appris ce jour le décès de son ami Dick Ukeiwé. Né à Lifou le 13 décembre 1928, Dick Ukeiwé nous a quitté à l’âge de 84 ans. Fortement anti-indépendantiste, Gaulliste de conviction, il a été membre fondateur du RPCR, le Rassemblement Pour la Calédonie dans la République, aux côtés de Jacques Lafleur. Il a tour à tour été chef des différents exécutifs du territoire de 1979 à 1989, sénateur RPR de la Nouvelle Calédonie de 1983 à 1992 et député européen sous l’étiquette RDE de 1989 à 1994.

 

La Nouvelle Calédonie perd une figure majeure de sa vie politique. Il n’a eu de cesse de combattre très tôt pour une meilleure reconnaissance de la communauté Kanak et son égalité avec les Européens. Ce combat fonde son engagement en politique, sans jamais le conduire à une attitude de rejet ou de rupture. Bien au contraire, son action était profondément patriotique.

Suite aux évènements qui ensanglantèrent le territoire de 1984 1989, Dick Ukeiwé joua un rôle déterminant dans la construction du nouveau statut d’autonomie de la Nouvelle Calédonie, au sein de la République, pour contrebalancer le projet d’indépendance-association initialement promu par le Haut commissaire Edgard Pisani, et finalement rejeté tant par le FLNKS que par le RPCR.

A Paris, au Sénat, le 24 janvier 1985, il avait prononcé à ce sujet un discours qui avait bouleversé l’opinion et ouvert de nouvelles perspectives d’avenir, puisque plusieurs de ses idées devaient être retenues, notamment la création du Congrès et du Sénat coutumier. Plus tard, à l’issue des évènements, il fera partie des signataires des accords de Matignon le 26 juin 1988, tellement heureux qu’une issue pacifique ait enfin pu être trouvée aux évènements qui faillirent conduire son pays vers la guerre civile.

Dick Ukeiwé était un homme discret, respecté de tous. La Nouvelle Calédonie, contemporaine et apaisée, lui doit beaucoup. Il laissera sans aucun doute dans la mémoire des Calédoniens de tous bords, l’image d’un homme de grande sagesse, épris de liberté et de paix, pétris de tolérance, qui n’a voulu qu’une chose pour les Calédoniens : leur permettre de vivre et de s’épanouir ensemble au sein de la République française. C’était son leitmotiv.

A sa famille, de Lifou et de Dumbea, et à ses proches, le Président – Sénateur Gaston Flosse exprime ses condoléances profondément attristées. 

 


L’hommage des présidents Flosse et Fritch à Dick Ukeiwe

 

Pour sa part, le président de l’Assemblée, Edouard Fritch, tient à « rendre hommage à cet homme qui a mis sa vie au service de son pays, la Nouvelle Calédonie, et de la France ».

Avant de saluer « l’homme de convictions, mais surtout l’homme de dialogue qui fut l’un des artisans de la réconciliation entre les indépendantistes et les partisans de la France après les événements tragiques des années 80 en Nouvelle-Calédonie et qui s’est fortement impliqué à trouver une sortie pacifique de cette crise majeure ».

En conclusion, Edouard Fritch écrit: « Mes pensées et mes prières accompagnent sa famille et ses proches en ces instants douloureux ».

 Edouard FRITCH


Source : Tahiti News



Les Communiqués sur l'Océanie | Archives Océanie