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L'expédition Tara dans le Parc de la mer de Corail

Lundi 25 Septembre 2017

La goélette scientifique Tara fait escale à Nouméa jusqu’au 25 septembre avant de rejoindre les récifs d’Entrecasteaux dans le Parc de la mer de Corail. L’expédition accueillera à son bord une mission locale menée par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC).



L'expédition Tara dans le Parc de la mer de Corail

L’expédition Tara Pacific a débuté en mai 2016 pour une durée de deux ans. Arrivé à mi-parcours, le navire a déjà visité quinze pays et navigué sur près de 50 000 km. À Nouméa depuis mercredi, le laboratoire flottant revient tout juste d’une première campagne dans le Parc de la mer de Corail où il a exploré trois sites des îles Chesterfield afin d’y prélever des échantillons de poissons, de coraux et de micro-organismes (microbes, algues, bactéries…). « L’équipe scientifique n’avait jamais vu une telle diversité en matière de corail ! », lance Serge Planes, directeur scientifique de l’expédition. L’endroit a été qualifié de « véritable sanctuaire » où aucun événement de blanchissement corallien en cours ou passé n’a été relevé. Au contraire de ce qui a été constaté sur l’ensemble du Pacifique... L’analyse de tous les échantillons collectés, qui devraient atteindre 35 000 à l’issue de l’expédition Tara Pacific, va justement permettre de faire le point sur l’état de santé des récifs coralliens et « de mieux comprendre comment la biodiversité est en train de s’adapter, ou non, dans ce contexte de stress important lié au changement climatique », ajoute le scientifique.


Plate-forme pour la recherche locale

Sur son passage, la goélette souhaite également soutenir les projets locaux. Ainsi, du 30 septembre au 15 octobre, l’IRD et l’UNC embarqueront pour les récifs d’Entrecasteaux et les îlots Hugon et Surprise. Objectif ? Pour l’IRD, mieux comprendre l’interaction entre les populations d’oiseaux marins et les écosystèmes coralliens en prélevant notamment leurs excréments, le guano. Pour l’université, analyser entre autres les maillons de la chaîne récifale dans un milieu peu impacté par l’homme.

 

L'expédition Tara dans le Parc de la mer de Corail
L'équipage de Tara, qui compte sept scientifiques, aux côtés des représentants de la province Sud, de l'IRD, de l'UNC et du gouvernement.
L'équipage de Tara, qui compte sept scientifiques, aux côtés des représentants de la province Sud, de l'IRD, de l'UNC et du gouvernement.

Enrichir les connaissances

« Avec la création du Parc de la mer de Corail en 2014, le gouvernement s'est clairement engagé dans la préservation des écosystèmes coralliens, rappelle Manuel Ducrocq, adjoint au chef de service de la pêche et de l’environnement marin à la direction des Affaires maritimes (DAM) de la Nouvelle-Calédonie. En délivrant les autorisations nécessaires, il soutient ces expéditions scientifiques qui sont l'occasion d'acquérir de nouvelles connaissances, utiles pour la gestion du parc ». En effet, l'arrêté d'autorisation prévoit que les données scientifiques soient également restituées à la Nouvelle-Calédonie afin de capitaliser les informations recueillies sur place.

La visite de la goélette est ouverte au public les 23 et 24 septembre sur inscription en ligne (© Noëlie Pansiot/Fondation Tara).
La visite de la goélette est ouverte au public les 23 et 24 septembre sur inscription en ligne (© Noëlie Pansiot/Fondation Tara).

Recherche et défense de l'environnement

Tara Pacific est la quatrième expédition d'envergure menée par la goélette française après Tara Arctique (2006-2008), Tara Océans (2009-2013) centrée sur l'étude du plancton et Tara Méditerranée (2014) portant sur les pollutions liées aux micro-plastiques. « Tara milite pour la science, mais c'est aussi un formidable vecteur pour l'éducation et la réflexion globale sur la conservation des océans. C'est un projet qui rassemble », souligne la capitaine de Tara Pacific, Simon Rigal.

La fréquentation sous surveillance

La direction des Affaires maritimes de la Nouvelle-Calédonie encadre les missions scientifiques qui se déroulent dans les eaux du Parc de la mer de Corail. « Chaque jour, les bateaux doivent communiquer leur position, comme le font également les navires de pêche », indique Manuel Ducrocq. Une surveillance qui constitue les prémices du futur centre de contrôle et de suivi de la fréquentation du parc qui permettra de veiller sur les activités au sein de cet espace maritime d'1,3 million de km2.  « Aujourd'hui, le Parc de la mer de Corail est relativement préservé. Mais si on ne prend pas le soin d'assurer un contrôle régulier, cela pourrait changer », conclut l'agent de la DAM.

Source gouvernement



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