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L’Agence de santé de Wallis a réglé sa dette

Lundi 25 Janvier 2016

L’AFD (Agence française de développement) a octroyé un prêt à l’Agence de santé lui permettant de régler la dette. L’État est en charge de le rembourser.
S’élevant à plus de deux milliards de francs, la dette de l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna auprès du CHT et de la Cafat vient d’être acquittée. Pour repartir sur des bases saines, les partenaires ont signé une déclaration d’intention le 20 janvier au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Objectif ? Bâtir un « partenariat rénové » pour éviter un nouvel endettement.




Un soulagement pouvait se sentir autour de la table où étaient réunis les signataires – Dominique Cheveau, directeur du CHT, Philippe Ouamba, directeur de la Cafat et Alain Soeur, directeur de l’Agence de santé (ADS) de Wallis-et-Futuna – en présence notamment de Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge de la santé et de Marcel Renouf, préfet de Wallis-et-Futuna. La déclaration d’intention constate d’abord le paiement de la dette de l’Agence qui pesait lourdement sur les finances de ses créanciers, à savoir 1,6 milliard de francs pour le CHT et près de 700 millions pour la Cafat. « Dans un contexte budgétaire difficile, il était essentiel que le remboursement soit confirmé, se félicite Valentine Eurisouké. Nous continuerons à soutenir Wallis-et Futuna dans son offre de soins, mais il faut maintenant établir un plan d’actions pour que cela ne pose plus de problèmes à la Nouvelle-Calédonie ». Le représentant de l’État à Wallis-et-Futuna partage cette vision des choses en précisant que le territoire a « besoin de s’appuyer sur ce partenariat afin d’organiser et d’assurer les soins de santé de la population wallisienne et futunienne ».
Vers une coopération renforcée

Les partenaires vont désormais s’atteler à la préparation de deux nouvelles conventions liant le CHT d’une part et la Cafat d’autre part avec l’Agence de santé de l’archipel qui est un établissement public national financé par l’État. Ces documents permettront de « clarifier les relations entre les établissements publics en matière de filières de soins, de prestations fournies et de facturation »comme l’a précisé Jacqueline Bernut, présidente du conseil d’administration du CHT. Pour la Cafat, il s’agit de créer une procédure pour les modalités de transfert et de prise en charge des Wallisiens et Futuniens devant être evasanés vers l’Australie ou la Métropole. Plusieurs pistes d’actions sont déjà envisagées. « Nous pouvons agir sur la durée moyenne de séjour du patient sur le sol calédonien une fois les soins aigus effectués, évoque ainsi Alain Soeur, le directeur de l’ADS. Il faut également renforcer le travail en réseau, discipline par discipline, pour mieux prendre en charge les patients sur notre territoire, sans recourir forcément à l’évasan. » Développer les échanges, trouver des modes opératoires qui pourront être financés… L’enjeu est de corriger les dysfonctionnements qui ont été à l’origine de la précédente dette.




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