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François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit

Lundi 17 Novembre 2014

Le pool presse présidentielle comprend environ 40 journalistes qui suivent le chef de l'état dans tous ses déplacements.
Voici ce que la presse présidentielle dit de ce voyage en 36h chrono (2 nuits et un jour) de François Hollande. Comment voient-ils la Nouvelle Calédonie vu de leur rédaction parisienne et la visite de François Hollande..qu'ont ils reçu comme dossier de presse sur cette visite éclair : florilège



Le Figaro : Nouvelle-Calédonie : François Hollande en terrain miné (16/11/14)

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit
Le chef de l'État, qui a quitté le G20 de Brisbane ce dimanche en fin d'après-midi, a entrepris dans la foulée sa première visite sur le «Caillou», pendant 36 heures.

La Marseillaise chantée a cappella par les militaires, en grande tenue immaculée, d'un côté. Les cris ancestraux (OI, soit «oui» collectif) des chefs coutumiers de l'autre. Sur le tarmac de l'aéroport de la Tontouta, à Nouméa, François Hollande passe des uns aux autres, dans la moiteur de la nuit calédonienne. «Je suis ici pour vous entendre, pour vous répondre», lance-t-il aux autorités coutumières, devant une natte chargée de cadeaux: tissus, monnaie en franc pacifique, ou cordyline, plante sacrée kanake.
Le chef de l'État, qui a quitté le G20 de Brisbane dimanche en fin d'après-midi, a entrepris dans la foulée une visite de 36 heures sur le «Caillou». C'est la première fois que Hollande se rend dans cet archipel français du Pacifique. Une visite éclair dans une période charnière pour la Nouvelle-Calédonie: la «sortie» des accords de Nouméa de 1998, qui prévoit l'organisation d'un référendum sur l'indépendance en 2018 au plus tard. «Je tenais à être ici pour insister sur la parole de l'État», a lancé Hollande dès son arrivée. «Nous n'avons pas encore achevé le processus, c'est ce qui reste à faire, a-t-il ajouté. Souvent, dans une course, ce sont les derniers mètres qui comptent. Nous devons gagner cette course.»
François Hollande devait commencer sa visite lundi matin par un hommage à deux grandes figures du passé ayant joué un rôle dans les accords de Matignon signés en 1988 par Michel Rocard, à l'issue des violences et des morts liés aux «événements» des années 1980: Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou. Ces accords avaient scellé la réconciliation des deux camps ennemis (loyalistes et indépendantistes), le retour de la paix civile et le début d'un processus politique et institutionnel, qui se poursuit encore aujourd'hui. Le chef de l'État ira se recueillir sur les tombes des deux hommes. Si les deux camps existent toujours, ils sont aujourd'hui profondément divisés.
En revanche, le rapport de force sur le sujet de l'indépendance n'a pas changé depuis quarante ans, avec 60 % de Calédoniens environ souhaitant rester dans la France. «Le résultat d'une consultation ne fait mystère pour personne, observe un haut fonctionnaire spécialiste du sujet. Le référendum est prévu par les textes, tout le monde prétend le préparer mais personne n'en veut vraiment car son résultat est connu d'avance. C'est le grand non-dit de la politique calédonienne.» Condamné à naviguer à vue, Hollande devra faire usage de son sens de la synthèse et de sa naturelle prudence. «Tout l'accord de Nouméa, rien que l'accord de Nouméa, résumait ainsi un haut gradé de l'Élysée. Si on dit plus, ça inquiète les uns ou les autres.»
Une éventuelle indépendance

En octobre dernier, à la veille de la réunion annuelle du Comité des signataires de Nouméa, organisée à Matignon, le premier ministre Manuel Valls avait rappelé la neutralité de l'État sur la question d'une éventuelle indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Cette réunion avait été boycottée par l'Union calédonienne (UC, indépendantiste) qui contestait les règles sur le corps électoral en vue du référendum. Ce qui avait valu à l'UC une invitation à déjeuner à l'Élysée, auquel le président s'était joint. D'où la colère du sénateur UMP Pierre Frogier. «Cette visite est pleine de pièges et de chausse-trapes, résume un proche du dossier. Hollande, qui ne veut pas réveiller les vieux démons, va marcher sur des œufs. Ça lui rappellera la Rue de Solferino des mauvais jours.»

Libération : Nouvelle-Calédonie: appel à manifester lors de la visite de Hollande

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit
A Nouméa, sur l’indépendance, Hollande prône «l’équidistance»
Le chef d’Etat est en visite en Nouvelle-Calédonie, très divisée autour de la question d’un référendum sur «la pleine souveraineté» de l’archipel.
C’est sûr, à 17 000 kilomètres de distance, on se demande bien ce que vient faire François Hollande en Nouvelle-Calédonie. D’autant que, même à l’autre bout du monde, une manifestation dont le mot d’ordre était «Restons français» attendait le chef de l’Etat, ce lundi à Nouméa, à l’aube d’une journée chargée le menant du nord au sud et d’ouest en est de l’île.
Période cruciale. De la promotion de l’économie d’une terre riche en nickel - 30% des réserves mondiales - aux hommages appuyés aux signataires des accords de paix dits ...
(16/11/11)


Plusieurs formations non-indépendantistes de droite de Nouvelle-Calédonie ont indiqué qu’elles allaient appeler à manifester pour un maintien de l’archipel dans le cadre français lors de la visite en novembre du président François Hollande.
A l’issue du G20 qui se tient à Brisbane en Australie, François Hollande va effectuer sa première visite officielle en Nouvelle-Calédonie du 16 au 18 novembre.

Le Rassemblement-UMP, présidé par le sénateur Pierre Frogier, s’est associé mardi à l’initiative, annoncée la semaine dernière par l’ancien président du gouvernement Harold Martin, d’organiser une «manifestation pacifique», en faveur du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France.

«L’Etat doit accompagner la Calédonie vers un destin commun dans la France», a déclaré M. Frogier, qui reproche au «gouvernement socialiste de ne pas faire connaitre sa vision de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie».

Le parlementaire a indiqué avoir écrit au Premier ministre, Manuel Valls, pour l’interpeller sur cette question.

Un référendum d’autodétermination doit avoir lieu au plus tard en 2018 dans cet archipel du Pacifique sud, où un processus de décolonisation est en cours depuis la signature en 1998 de l’accord de Nouméa entre l’Etat, la droite non-indépendantiste et les indépendantistes kanaks.

«Il faut que le président de la République puisse sentir et comprendre qu’il y a une majorité de gens dans ce pays, qui veut rester dans la France», avait déclaré la semaine dernière Harold Martin.

Lors du comité des signataires de l’accord de Nouméa le 1er octobre à Matignon, Manuels Valls avait prôné un Etat «neutre et impartial, à équidistance entre les indépendantistes et les non-indépendantistes».

«La question de l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté relèvera des seuls citoyens calédoniens», avait-il également déclaré.

Regroupé au sein du Front pour l’Unité, le Rassemblement-UMP et les partis qui lui sont proches représentent 8 élus sur 54 au Congrès du territoire. 

A l’aube d’échéances cruciales pour l’avenir de l’île, la scéne politique calédonienne est en proie à des profondes divisions et rivalités personnelles au sein des deux grandes familles, non-indépendantiste et indépendantiste.

AFP

Huffpost : Un crochet par la Nouvelle-Calédonie

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit
Tout sur le déplacement hors-norme de François Hollande en Australie et en Nouvelle-Calédonie


FRANÇOIS HOLLANDE - Un marathon et une première: François Hollande est attendu à Brisbane ce week-end pour le G20 avant un saut de puce de 36 heures en Nouvelle-Calédonie et un retour en Australie pour une visite d'Etat de deux jours, la première d'un président français.

Plus d'une trentaine de rendez-vous jalonnent ce déplacement aux antipodes qui s'annonce comme le plus long du quinquennat, mobilisant le président de la République pendant une semaine, vols aller et retour compris.

A Brisbane, où il retrouvera les dirigeants des 20 économies les plus puissantes de la planète, François Hollande tentera de pousser les feux de la croissance économique comme il le fait inlassablement de sommets européens en rencontres bilatérales.

"C'était le sujet phare de la présidence australienne du G20 et beaucoup a été fait" tout comme en matière de régulation financière et fiscale, se félicite-t-on à l'Elysée.

La France entend aussi avancer ses pions à un an de la conférence mondiale qu'elle accueillera à Paris fin 2015 avec l'ambition d'arracher un accord visant à limiter à 2°C le réchauffement climatique. "Nous devons être les soldats de la préservation de la planète", a encore exhorté cette semaine le président français.

Paris parle cependant d'un "contexte compliqué". Le premier ministre conservateur australien Tony Abbott est arrivé au pouvoir en septembre 2013, faisant de l'abrogation de la taxe carbone introduite par son prédécesseur travailliste un argument majeur de campagne.

Un crochet par la Nouvelle-Calédonie

Après avoir tenté d'écarter le climat de l’ordre du jour du G20, Canberra pourrait se résoudre à inclure un paragraphe dans les conclusions finales du sommet. "Ce serait un très beau succès", selon l'entourage du président français dont plusieurs ministres se sont félicités mercredi de l'accord Pékin-Washington sur la réduction des gaz à effet de serre.

La livraison des navires de guerre Mistral français à la Russie, suspendue par Paris dans l'attente d'un règlement de la crise ukrainienne, s'invitera sans nul doute lors des rencontres bilatérales de M. Hollande en marge du G20.

Deux autres protagonistes clef de cet imbroglio diplomatico-militaire, les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Barack Obama, seront présents à Brisbane. Mais "le G20 n'est pas l'endroit où l'on annonce une décision bilatérale, il ne faut pas mélanger les genres", souligne l'entourage de François Hollande.

Dimanche soir, celui-ci s'envolera pour la Nouvelle-Calédonie pour sa première visite dans un territoire français du Pacifique, avec deux enjeux: le référendum d'autodétermination qui doit être organisé au plus tard en 2018 et le développement économique de l'archipel dont le sous-sol regorge de nickel.

François Hollande s’exprimera sur ces questions lors de l'inauguration de l'usine de nickel de Voh, investissement colossal de quelque 7 milliards de dollars, puis devant les élus à Nouméa.

"Diplomatie économique"

En signe d'apaisement, alors que les tensions restent vives entre indépendantistes et loyalistes, il se recueillera sur les tombes du Jacques Lafleur, le leader de la droite non indépendantiste décédé en 2010, et de Jean-Marie Tjibaou, dirigeant kanak assassiné en 1989.

Ces deux figures de la politique calédonienne avaient signé le 26 juin 1988, sous l'égide du premier ministre Michel Rocard, les accords de Matignon qui avaient ramené la paix sur le Caillou après plusieurs années de violences meurtrières.

Après une seconde nuit à Nouméa, le chef de l'Etat regagnera l’Australie mardi matin pour une visite d'Etat inédite à Sydney et Canberra, vingt ans après la crise aiguë provoquée par la dernière campagne d'essais nucléaires français dans le Pacifique sud.

Adepte de la "diplomatie économique", François Hollande sera accompagné d'une délégation de dirigeants d'entreprise français. Il s'agit pour la France de "se rapprocher de ce type de puissances", souligne-t-on à l'Elysée.

"Il y a pour nous", insiste-t-on, "une carte à jouer dans ce pays qui connaît sa 24e année de croissance ininterrompue et a engagé de grands chantiers dans les secteurs des télécommunications, des nouvelles technologies, des infrastructures ou des transports" avec Arianespace ou Alcatel-Lucent "bien positionnées".

Cette visite revêtira aussi une dimension symbolique avec le Centenaire de la Première Guerre mondiale. Le souvenir des faits d'armes des troupes australiennes jusque sur les champs de bataille de la Somme est soigneusement entretenu en Australie.

Le montage peu banal d'un tabloïd australien
François Hollande sirotant un verre de vin, Merkel embrassant un koala, Obama torse nu et Poutine la tête sous un pack de bières: un tabloïd australien montre dans son édition de vendredi les dirigeants du G20 en touristes insouciants, dans un audacieux photomontage de bienvenue.
Le président français en chemisette beige côtoie son homologue sud-africain Jacob Zuma, une bouteille de bière à la main, sur ce photomontage irrévérencieux publié en double page à la une du Courrier Mail. Ce quotidien à fort tirage est basé à Brisbane, dans l'est de l'Australie, où se tient ce week-end le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20.

La Croix : Hollande en Nouvelle-Calédonie, porteur d'un message d'apaisement


Sitôt la page du G20 de Brisbane tournée, François Hollande a enchaîné dimanche avec sa toute première visite en Nouvelle Calédonie où il entend porter un message d'apaisement dans la perspective du référendum d'autodétermination qui doit se tenir d'ici à 2018.

Dès son arrivée sur le Caillou, le chef de l'Etat a souligné sa volonté de faire de cette consultation un "succès". "Ce sont les Calédoniens qui auront le dernier mot", a-t-il dit.

Pour exprimer la neutralité de l'Etat dans le vif débat qui oppose indépendantistes kanaks et loyalistes "caldoches", François Hollande entamera lundi, après une nuit à la résidence du Haut-commissaire de la République, son périple par quelques étapes hautement symboliques.

Il ira ainsi se recueillir successivement sur les tombes de Jacques Lafleur, ancien leader "caldoche" décédé en 2010, et de Jean-Marie Tjibaou, dirigeant kanak assassiné en 1989. Les deux hommes avaient scellé la réconciliation entre leurs communautés, signant en 1988, sous l'égide du Premier ministre d'alors, Michel Rocard, les accords de Matignon qui avaient mis fin à plusieurs années d'affrontements parfois sanglants.

Au travers du référendum d'autodétermination, la France espère réussir pour la première fois de son histoire un processus de décolonisation par l'accompagnement plutôt que par la rupture.

François Hollande inaugurera ensuite l'usine de traitement du nickel KNS de Voh, dans la province nord, l'occasion d'évoquer le second message de cette visite, le développement économique de l'archipel.

 

LCP (assemblée nationale) : HOLLANDE EN AUSTRALIE POUR LE G20 PUIS EN NOUVELLE CALÉDONIE (Le 14 novembre 2014)

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit


Un marathon et une première: François Hollande est attendu à Brisbane ce week-end pour le G20 avant un saut de puce de 36 heures en Nouvelle Calédonie et un retour en Australie pour une visite d'Etat de deux jours, la première d'un président français.

Plus d’une trentaine de rendez-vous jalonnent ce déplacement aux antipodes qui s’annonce comme le plus long du quinquennat, mobilisant le président de la République pendant une semaine, vols aller et retour compris.

A Brisbane, où il retrouvera les dirigeants des 20 économies les plus puissantes de la planète, François Hollande tentera de pousser les feux de la croissance économique comme il le fait inlassablement de sommets européens en rencontres bilatérales.

"C’était le sujet phare de la présidence australienne du G20 et beaucoup a été fait" tout comme en matière de régulation financière et fiscale, se félicite-t-on à l’Elysée.

La France entend aussi avancer ses pions à un an de la conférence mondiale qu’elle accueillera à Paris fin 2015 avec l’ambition d’arracher un accord visant à limiter à 2°C le réchauffement climatique. "Nous devons être les soldats de la préservation de la planète", a encore exhorté cette semaine le président français.

Paris parle cependant d’un "contexte compliqué". Le Premier ministre conservateur australien Tony Abbott est arrivé au pouvoir en septembre 2013, faisant de l’abrogation de la taxe carbone introduite par son prédécesseur travailliste un argument majeur de campagne.

Après avoir tenté d’écarter le climat de l’ordre du jour du G20, Canberra pourrait se résoudre à inclure un paragraphe dans les conclusions finales du sommet.

"Ce serait un très beau succès", selon l’entourage du président français dont plusieurs ministres se sont félicités mercredi de l’accord Pékin-Washington sur la réduction des gaz à effet de serre.

La livraison des navires de guerre Mistral français à la Russie, suspendue par Paris dans l’attente d’un règlement de la crise ukrainienne, s’invitera sans nul doute lors des rencontres bilatérales de M. Hollande en marge du G20.

Deux autres protagonistes clef de cet imbroglio diplomatico-militaire, les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Barack Obama, seront présents à Brisbane.

Mais "le G20 n’est pas l’endroit où l’on annonce une décision bilatérale, il ne faut pas mélanger les genres", souligne l’entourage de M. Hollande.

Dimanche soir, celui-ci s’envolera pour la Nouvelle Calédonie pour sa première visite dans un territoire français du Pacifique, avec deux enjeux : le référendum d’autodétermination qui doit être organisé au plus tard en 2018 et le développement économique de l’archipel dont le sous-sol regorge de nickel.

 

- "Diplomatie économique" -

 

François Hollande s’exprimera sur ces questions lors de l’inauguration de l’usine de nickel de Voh, investissement colossal de quelque 7 milliards de dollars, puis devant les élus à Nouméa.

En signe d’apaisement, alors que les tensions restent vives entre indépendantistes et loyalistes, il se recueillera sur les tombes du Jacques Lafleur, le leader de la droite non indépendantiste décédé en 2010, et de Jean-Marie Tjibaou, dirigeant kanak assassiné en 1989.

Ces deux figures de la politique calédonienne avaient signé le 26 juin 1988, sous l’égide du Premier ministre Michel Rocard, les accords de Matignon qui avaient ramené la paix sur le Caillou après plusieurs années de violences meurtrières.

Après une seconde nuit à Nouméa, le chef de l’Etat regagnera l’Australie mardi matin pour une visite d’Etat inédite à Sydney et Canberra, vingt ans après la crise aiguë provoquée par la dernière campagne d’essais nucléaires français dans le Pacifique sud.

Adepte de la "diplomatie économique", François Hollande sera accompagné d’une délégation de dirigeants d’entreprise français. Il s’agit pour la France de "se rapprocher de ce type de puissances", souligne-t-on à l’Elysée.

"Il y a pour nous", insiste-t-on, "une carte à jouer dans ce pays qui connaît sa 24e année de croissance ininterrompue et a engagé de grands chantiers dans les secteurs des télécommunications, des nouvelles technologies, des infrastructures ou des transports" avec Arianespace ou Alcatel-Lucent "bien positionnées".

Cette visite revêtira aussi une dimension symbolique avec le Centenaire de la Première Guerre mondiale. Le souvenir des faits d’armes des troupes australiennes jusque sur les champs de bataille de la Somme est soigneusement entretenu en Australie.

France tv info : VIDEO. François Hollande en visite en Nouvelle-Calédonie (17/11/14)

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit

François Hollande s'est rendu en Nouvelle-Calédonie pour une brève visite. L'envoyée spéciale de France 2, Anne Bourse, est sur place pour faire le point en direct.
Le Président français est en visite éclair en Nouvelle-Calédonie dans une période délicate et particulière. En 2018 doit s’y tenir un référendum d'autodétermination prévu dans l'accord de Nouméa signé en 1998. L'enjeu est l'indépendance de l'île.

Un sujet qui crée des tensions en Nouvelle-Calédonie entre indépendantistes et non-indépendantistes.

François Hollande montre la neutralité de l'État
Dans l'avion, François Hollande a déclaré que "serait appliqué l'accord de Nouméa, tout l'accord, rien que l'accord". Une manière pour le chef de l'État d'exprimer la neutralité de la France. Il ajoute à sa descente de l'avion : " ce sont les Calédoniens qui auront le dernier mot".

Les textes prévoient aussi un rééquilibrage de l'île parce que le Nord est moins favorisé. François Hollande s'y rendra durant cette visite pour inaugurer une usine de traitement de nickel.

Après 36 heures passées en Nouvelle-Calédonie, François Hollande poursuivra sa tournée dans le Pacifique avec une visite d'État en Australie. 

http://www.francetvinfo.fr/politique/video-francois-hollande-en-visite-en-nouvelle-caledonie_746288.html Voir le sujet

RFI : François Hollande en visite éclair à Nouméa (16/11/14)

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit

Après Brisbane, François Hollande s’est envolé pour la Nouvelle-Calédonie. Il est arrivé dimanche 16 novembre vers 21 heures (11h, heure de Paris). Cette courte visite de 36 heures est la première pour le chef de l’Etat français. Elle est notamment l’occasion d’aborder le thème de l’autodétermination.

Avec notre envoyé spécial à Nouméa, Florent Guignard

François Hollande ne pouvait pas laisser passer l’occasion de rentabiliser son long déplacement en Australie sans faire une courte halte à Nouméa. Le chef de l’Etat entend d’ailleurs dans son quinquennat, visiter chacun des territoires français disséminés dans le monde. Il a malgré tout renoncé à se rendre en Polynésie et à Wallis et Futuna.

De plus, l’année 2014 est une année charnière pour la Nouvelle-Calédonie. Le nouveau Parlement a quatre ans pour organiser un référendum d’autodétermination. Mais les deux camps indépendantistes et partisans du statu quo n’ont jamais été aussi divisés.

Dans la lignée des accords de Matignon initiés par le Premier ministre socialiste Michel Rocard en 1988, c’est principalement un message d’apaisement que vient délivrer François Hollande. Un message aussi, en faveur du rééquilibrage économique dans une île où les disparités sociales sont grandes.

Enfin, le président est venu délivrer un message d’avenir pour la jeunesse, alors que la moitié de la population a moins de trente ans et rappeler comme le dit l’Elysée, que des hommes que presque tout opposait ont su se donner la main.

20 minutes :​Un marathon et une première: François Hollande est attendu ...Hollande en Australie pour le G20 puis en Nouvelle Calédonie

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit

Un marathon et une première: François Hollande est attendu à Brisbane ce week-end pour le G20 avant un saut de puce de 36 heures en Nouvelle Calédonie et un retour en Australie pour une visite d'Etat de deux jours, la première d'un président français.
Plus d'une trentaine de rendez-vous jalonnent ce déplacement aux antipodes qui s'annonce comme le plus long du quinquennat, mobilisant le président de la République pendant une semaine, vols aller et retour compris.
A Brisbane, où il retrouvera les dirigeants des 20 économies les plus puissantes de la planète, François Hollande tentera de pousser les feux de la croissance économique comme il le fait inlassablement de sommets européens en rencontres bilatérales.
«C'était le sujet phare de la présidence australienne du G20 et beaucoup a été fait» tout comme en matière de régulation financière et fiscale, se félicite-t-on à l'Elysée.
La France entend aussi avancer ses pions à un an de la conférence mondiale qu'elle accueillera à Paris fin 2015 avec l'ambition d'arracher un accord visant à limiter à 2°C le réchauffement climatique. «Nous devons être les soldats de la préservation de la planète», a encore exhorté cette semaine le président français.
Paris parle cependant d'un «contexte compliqué». Le Premier ministre conservateur australien Tony Abbott est arrivé au pouvoir en septembre 2013, faisant de l'abrogation de la taxe carbone introduite par son prédécesseur travailliste un argument majeur de campagne.
Après avoir tenté d'écarter le climat de l’ordre du jour du G20, Canberra pourrait se résoudre à inclure un paragraphe dans les conclusions finales du sommet.
«Ce serait un très beau succès», selon l'entourage du président français dont plusieurs ministres se sont félicités mercredi de l'accord Pékin-Washington sur la réduction des gaz à effet de serre.
La livraison des navires de guerre Mistral français à la Russie, suspendue par Paris dans l'attente d'un règlement de la crise ukrainienne, s'invitera sans nul doute lors des rencontres bilatérales de M. Hollande en marge du G20.
Deux autres protagonistes clef de cet imbroglio diplomatico-militaire, les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Barack Obama, seront présents à Brisbane.
Mais «le G20 n'est pas l'endroit où l'on annonce une décision bilatérale, il ne faut pas mélanger les genres», souligne l'entourage de M. Hollande.

Dimanche soir, celui-ci s'envolera pour la Nouvelle Calédonie pour sa première visite dans un territoire français du Pacifique, avec deux enjeux: le référendum d'autodétermination qui doit être organisé au plus tard en 2018 et le développement économique de l'archipel dont le sous-sol regorge de nickel.

- «Diplomatie économique» -
François Hollande s’exprimera sur ces questions lors de l'inauguration de l'usine de nickel de Voh, investissement colossal de quelque 7 milliards de dollars, puis devant les élus à Nouméa.
En signe d'apaisement, alors que les tensions restent vives entre indépendantistes et loyalistes, il se recueillera sur les tombes du Jacques Lafleur, le leader de la droite non indépendantiste décédé en 2010, et de Jean-Marie Tjibaou, dirigeant kanak assassiné en 1989.
Ces deux figures de la politique calédonienne avaient signé le 26 juin 1988, sous l'égide du Premier ministre Michel Rocard, les accords de Matignon qui avaient ramené la paix sur le Caillou après plusieurs années de violences meurtrières.
Après une seconde nuit à Nouméa, le chef de l'Etat regagnera l’Australie mardi matin pour une visite d'Etat inédite à Sydney et Canberra, vingt ans après la crise aiguë provoquée par la dernière campagne d'essais nucléaires français dans le Pacifique sud.

Adepte de la «diplomatie économique», François Hollande sera accompagné d'une délégation de dirigeants d'entreprise français. Il s'agit pour la France de «se rapprocher de ce type de puissances», souligne-t-on à l'Elysée.
«Il y a pour nous», insiste-t-on, «une carte à jouer dans ce pays qui connaît sa 24e année de croissance ininterrompue et a engagé de grands chantiers dans les secteurs des télécommunications, des nouvelles technologies, des infrastructures ou des transports» avec Arianespace ou Alcatel-Lucent «bien positionnées».
Cette visite revêtira aussi une dimension symbolique avec le Centenaire de la Première Guerre mondiale. Le souvenir des faits d'armes des troupes australiennes jusque sur les champs de bataille de la Somme est soigneusement entretenu en Australie.

Sud Ouest : Climat nerveux en Nouvelle-Calédonie (16/11/11)

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit

Le chef de l’État est aujourd’hui à Nouméa avec, pour horizon, le référendum d’autodétermination. Il ne reste que deux ans pour l’organiser.
ançois Hollande foulera ce dimanche soir (heure locale) le tarmac de l'aéroport de Nouméa-La Tontouta pour un marathon de trente-six heures sur le Caillou, le surnom de la Nouvelle-Calédonie. Entre deux séjours en Australie, l'un pour les besoins du G20, l'autre pour une visite d'État, le président de la République reprendra une tradition honorée avec parcimonie par ses prédécesseurs. Jacques Chirac en 2003, puis Nicolas Sarkozy en 2011, l'avaient précédé aux antipodes, à 17 000 kilomètres de l'Élysée.


Le contexte n'est plus vraiment le même. La Nouvelle-Calédonie atteint presque le terme d'une histoire démarrée en 1988 avec les accords de Matignon. Ceux-ci avaient ramené la paix civile sur le territoire français le plus vaste de la zone Pacifique, en pleine ébullition suite au drame d'Ouvéa : 19 indépendantistes et 6 militaires tués (dont 4 gendarmes) en avril et mai de la même année.

Kanaks contre Caldoches
Les actualités de l'époque déclinaient alors la chronique d'un affrontement sans issue. D'un côté, les Kanaks, la population mélanésienne d'origine, favorable à l'indépendance. De l'autre, les Caldoches, les descendants des colons et des bagnards européens, désireux de rester français.

Dix ans plus tard, l'accord de Nouméa a parachevé l'esprit des accords de Matignon. Il a systématisé les transferts de compétences entre la métropole et la collectivité. Il a aussi programmé un ou des référendums d'autodétermination entre la mi-2014 et la fin 2018. Si le Congrès néo-calédonien ne se décide pas d'ici à la fin 2017 à organiser une consultation populaire, le président de la République devra y procéder par décret. 2017, c'est demain. Et le sujet est dans toutes les têtes.

À preuve, des composantes de la droite locale appellent à une marche pacifique à Nouméa, alors que François Hollande sera encore sur place. Le mot d'ordre est explicite : « Fiers d'être français. » De l'autre côté de la barrière, celui des indépendantistes kanaks, la nervosité gagne aussi certains acteurs. Le mois dernier, l'Union calédonienne a boycotté la réunion annuelle de suivi de l'accord de Nouméa qui se tenait à Paris. En cause, la délicate question des listes électorales. Seuls les Néo-Calédoniens « de souche », leur descendance et les arrivants qui peuvent justifier d'une longue durée de résidence auront le droit de vote lors du futur référendum d'autodétermination.

Indépendance-association ?
Ancien maire de Rochefort, en Charente-Maritime, Bernard Grasset porte un regard de connaisseur sur les avancées du processus. Ce grand commis de l'État a été haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie à un moment crucial de l'histoire du Caillou, entre juillet 1988 et janvier 1991. Il y est retourné trois fois depuis lors et y entretient de solides amitiés.

Bernard Grasset repousse le spectre de nouvelles hostilités entre des communautés qui pratiquent l'art du métissage avec retenue. La province Nord, la plus vaste, est essentiellement kanake. La province Sud est centrée sur Nouméa, ville blanche. L'observateur se fend néanmoins d'un avertissement. « Tout dépendra de la façon dont on posera la question de l'autodétermination. Si c'est oui ou non à l'indépendance, les vaincus risquent de très mal le vivre. Il faudrait privilégier des formules intermédiaires d'indépendance-association, comme aux îles Cook voisines, dont les habitants sont restés néo-zélandais », esquisse-t-il.

Un émiettement politique
La situation promet d'être mouvante jusqu'à l'échéance. Par le passé, chacun des deux camps était tenu par un leader incontesté : Jean-Marie Tjibaou chez les Mélanésiens et Jacques Lafleur chez les descendants des Européens. Leur poignée de main avait scellé le début de la période transitoire qui s'achèvera bientôt. Tjibaou a été assassiné par un extrémiste indépendantiste dès 1989, Lafleur est mort en 2010. François Hollande se recueillera devant leurs tombes. « On assiste à un émiettement des forces politiques. Il n'y a plus de leaders charismatiques comme par le passé », analyse Bernard Grasset.

La démographie du territoire pose également problème. Même si le corps électoral a été gelé, les Kanaks sont dorénavant minoritaires sur la terre de leurs ancêtres. L'identité calédonienne est plurielle, kanake mais également wallisienne, indonésienne ou vietnamienne. Le bloc d'origine européenne n'est pas plus homogène, entre les Caldoches et les « zoreilles », terme qui désigne les immigrants de fraîche date.

Marquées par le « rééquilibrage » du partage des richesses entre les communautés, les politiques publiques ont fait beaucoup pour l'apaisement entre des diverses communautés. Les Kanaks de la province Nord ont désormais leur part de l'exploitation du nickel, le principal atout économique du Caillou. Mais les dernières étapes vers l'autonomie, voire l'indépendance, risquent fort de raviver des antagonismes dont les racines plongent loin dans le passé colonial.

Le Monde (Correspondante à Nouméa Claudine Wéry) : La délicate visite de François Hollande au « Caillou » (15/11/11)

 François Hollande en Nouvelle-Calédonie : ce que la presse métro en dit

A l’issue de la réunion du G20 à Brisbane, en Australie, dimanche 16 novembre, François Hollande s’envolera pour la Nouvelle-Calédonie, où il passera trente-six heures. Sa première visite à Nouméa intervient alors que le « Caillou » est à l’orée d’un tournant majeur de son histoire et que Paris y a une partition délicate à jouer. L’accord de Nouméa, signé en 1998 entre la droite non-indépendantiste, les indépendantistes kanaks et l’Etat, doit déboucher au plus tard en 2018 sur un référendum d’autodétermination.

La gauche, qui a déjà à son actif la réconciliation des accords de Matignon (1988), après des années de violences entre Caldoches et Kanaks, puis sa prolongation en 1998 avec l’accord de Nouméa, espère parachever avec succès le « dossier » calédonien. Mais la préparation de l’échéance de 2018 est entravée par les querelles qui agitent la scène politique calédonienne et par la défiance de certains acteurs envers le gouvernement.

Sur la stratégie minière du nickel – l’archipel abrite un quart des richesses mondiales de ce minerai indispensable à la fabrication d’acier inoxydable –, sur le corps électoral, sur la poursuite des transferts de compétences ou sur l’avenir des institutions, aucun consensus n’émerge. A la cacophonie...
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Florence Dhie



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