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FPU : Bilan de la visite de Mme George Pau-Langevin – Ministre des Outre-mer:

Mercredi 23 Juillet 2014

Conférence de presse du mercredi 23 juillet 2014



Mission Christnacht-Merle

Pour nous aider à trouver une sortie à l’Accord de Nouméa, le Premier Ministre, Manuel Valls, a souhaité confier à Messieurs Alain Christnacht et Jean-François Merle, une mission d’écoute et d’analyse.
 
La nomination de la mission Christnacht-Merle nous inquiète PARCE QUE tout se passe comme si les socialistes étaient en train de nous imposer "leur lecture" et "leur interprétation" de l'Accord de Nouméa :
 
- celles d'un corps électoral restrictif, dont on n'arrive pas à se dépêtrer ;
- celles de transferts de compétences présentés comme obligatoires.
 
Sans faire injure à l’impartialité de Messieurs Christnacht et Merle, nous réclamons une mission plus équilibrée politiquement parce que tout le monde connaît leur sensibilité socialiste. D’autre part, la Nouvelle-Calédonie a évolué depuis 1998 et les Calédoniens ont besoin d’une vision nouvelle, pas d’un retour dans le passé. Une mission Christnacht-Merle, ce n’est pas suffisant ! Pour que soient mieux représentées les diverses composantes politiques du paysage calédonien, Il faut élargir cette « cellule » à des personnes ayant des sensibilités politiques de droite, comme cela avait été fait lors de la mission du dialogue.
 
Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que Messieurs Néaoutyine et Wamytan ne veuillent pas entendre parler de 3ème Accord. Ils ont tout à gagner à laisser les socialistes nous imposer "leur lecture" et "leur interprétation" de l'Accord de Nouméa. Ce que nous constatons, c’est que Philippe Gomès en assure le service-après-vente avec son référendum éclairé. 

Les listes électorales spéciales pour les élections provinciales :

 
On sait aussi que nous devons à Alain Christnacht la rédaction alambiquée de l’article sur le corps électoral, dont la Calédonie n’a pas fini de payer les ambiguïtés. Ce corps électoral spécial pour les élections provinciales doit être clarifié à l’occasion du prochain Comité des Signataires comme nous le réclamons depuis le début de l’année. Vous comprenez pourquoi nous demandons qu’Alain Christnacht et Jean-François Merle ne soient pas les seuls membres de la cellule de réflexion nommée par le Premier Ministre pour nous aider à trouver la sortie de l’Accord de Nouméa.
 
Les listes électorales pour la consultation de sortie de l’accord :nous examinerons avec la plus grande vigilance :
- l’analyse détaillée de l’avis du Conseil d’Etat que doit nous transmettre Mme la Ministre ;
- le document présentant les différentes options méthodologiques envisageables pour l’établissement, puis la révision, des listes électorales spéciales pour la consultation.
 
Nous resterons extrêmement vigilants pour éviter que de nombreux Calédoniens soient à nouveau injustement privés de leur droit de vote. 
 

Transfert article 27

 
Alors que les transferts prévus par l'article 27 correspondent à une promesse de campagne du candidat Hollande, le Rassemblement – FPU réaffirme qu’il est fondamentalement contre le transfert de ces compétences facultatives.
 
Pourquoi sommes-nous fondamentalement contre ces transferts ? Parce qu’il faut que nous soyons capables d’assumer les compétences déjà transférées. Parce que la gestion des règles relatives à l'administration et au contrôle de la légalité des différentes collectivités calédoniennes par l’Etat nous permet de bénéficier de toute l’indépendance et de toute l’impartialité nécessaires à l’exercice de leurs missions en toute transparence. 
 

Le Nickel

 
L’Etat envisage d’étudier la prise de participation de la Calédonie à hauteur de 51% du capital de la SLN. Nous rappelons qu’au Rassemblement – FPU, nous sommes fondamentalement contre.
 
Pourquoi sommes-nous fondamentalement contre une prise de participation de la Calédonie à hauteur de 51% du capital de la SLN ?
 
Parce qu’une prise de participation de la Calédonie à hauteur de 51% du capital de la SLN reviendrait à donner 51% du capital de la SLN à la STCPI, c'est-à-dire à la Société Territoriale de Participation Industrielle détenue par les 3 provinces, dont la Présidence est toujours assurée par la province Nord.
 
Depuis mi-2007, la STCPI détient 34% du capital de la SLN et 4,03% du capital d'Eramet. Donner 51% du capital de la SLN à la STCPI reviendrait à donner le contrôle de la SLN à la province Nord, qui aurait tout le loisir de décider de l'utilisation des massifs miniers de la SLN. Autrement dit, donner 51% du capital de la SLN à la STCPI reviendrait à confier toute l'activité nickel à la province Nord, déjà particulièrement avantagée par la clé de répartition figée. En clair, l'axe Gomès – Néaoutyine – Christnacht essaie de nous imposer ce nouveau préalable minier avant d’entamer les discussions de sortie de l’Accord de Nouméa. Et pour le Rassemblement – FPU, c’est NON !
 
Le nickel, c'est le socle économique sur lequel reposera toute évolution politique. Nous défendons une Calédonie dans la France. Nous militerons donc pour une SLN majoritairement détenue par ERAMET tant que la France gardera de façon certaine le contrôle du capital d'ERAMET. Les appétits des multinationales sont trop nombreux et trop forts pour que la France ne reste pas présente comme il se doit en Nouvelle-Calédonie. Notre devoir, c’est d’élaborer ensemble une stratégie Nickel à l’échelle du pays afin que nos usines, concurrentes sur le marché, se partagent l’accès à la ressource dans l’intérêt des Calédoniens. Le rôle du pouvoir politique enfin, ce n’est pas de faire des affaires. Le pouvoir politique doit faciliter l'implantation des opérateurs, son rôle consiste à gérer les services que la collectivité doit mettre à la disposition des citoyens.
 

FLG/ Source : FPU



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