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En coulisses du comité des signataires : Les républicains mettent les points sur les i des socialistes

Vendredi 4 Novembre 2016


La Tribune : 4 novembre 2016
A Medetom, Place Beauvau à l’Intérieur puis à Matignon une délégation des Républicains composée de leur chef de groupe au Congrès, Sonia Backes, d’Isabelle Lafleur et des signataires historiques de l’Accord, Harold Martin et Simon Loueckhote est allée faire les titres et les sous-titres des récents événements en Calédonie aux édiles socialistes.




Bonjour ! – « Madame la ministre des Outremer, des voitures brûlent en Nouvelle-Calédonie, des routes sont coupées, des gens tirent impunément sur les gendarmes et l’on ne vous entend pas une seule fois ! Pas un mot n’est sorti de votre ministère ! Vous êtes déjà en campagne dans votre circonscription de la Réunion ou vous ne savez pas où c’est la Calédonie ? » C’est en ces termes peu flatteurs qu’Ericka Bareigts, locataire de la rue Oudinot, a fait connaissance avec Harold Martin, signataire de l’Accord de Nouméa. N’ayant rien à opposer, elle s’en remettra. D’autant qu’au fil des premiers rendez-vous, le discours de la délégation Backes n’a manqué ni de sel, preuve que la coupe est pleine. Ni de propositions concrètes, preuve que des leviers existent, pour peu que l’on veuille les actionner.

Ne pas se tromper de victimes ! – Place Beauvau, lors des discussions préparatoires à la réunion sécurité de samedi, Les Républicains ont demandé à l’Etat de « changer de braquet. Ça suffit avec les missions de ceci ou de cela, vous avez suffisamment de chiffres sur la délinquance en Calédonie, assez de rapports pour vous convaincre d’y remédier ». Nombre de Calédoniens ont en effet jugé l’attitude de l’Etat sur les affaires de Saint-Louis et Bangou tristement à « équidistance » des fauteurs de troubles et des forces de l’ordre. A la différence du procureur de la République. « On était pourtant face à des affaires de droit commun », souligne-t-on de part et d’autre. Aussi, plus d’excuses comme « le fait colonial » ou « le soupçon de bavure », c’est à l’Etat de « condamner les propos provocateurs de Roch Wamytan et de porter plainte pour les tirs essuyés par les gendarmes » pour rétablir l’ordre public « en y mettant les moyens et la volonté politique ». Comment ?

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Source La Tribune



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