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Écomobilité : vers un changement des habitudes de transport

Lundi 11 Septembre 2017

Privilégier le vélo plutôt que la voiture en solo. Faire quinze minutes de marche pour aller au travail. Covoiturer dès qu’on le peut. La semaine de l’écomobilité débute dans 10 jours, et dans ce cadre, la province Sud s’engage. A travers notamment son Schéma de transition énergétique, elle veut proposer des solutions alternatives au transport en voiture, en commençant par sensibiliser ses 2 200 agents.




Développement de l’e-administration (administration à distance), aménagement des routes provinciales pour qu’il y ait de plus en plus de pistes cyclables et de trottoirs, sensibilisation des plus jeunes avec le kit scolaire Dédé, le tricot rayé qui aime marcher et faire du vélo. « L'écomobilité, c’est commencer par changer les consciences et les pratiques des gens. Le déclic pour passer de son véhicule à autre chose (vélo, marche, bus...) n'est effectivement pas facile », commente Bertille Jouan-Ligné, directrice de l’Équipement de la province Sud (DEPS).

Montrer l’exemple

C’est pourquoi, à travers notamment la réalisation d’un Plan de Déplacement Administration, la province Sud a d’abord orienté son action auprès de ses 2 200 agents. « La province Sud est le plus gros employeur des collectivités calédoniennes, souligne Nina Julié, élue provinciale membre de la commission de l’Environnement.  Nous devons donc insuffler une dynamique, nous porter en exemple ». Et de compléter : « En ce qui concerne l’ensemble de la province Sud, 19 % de notre énergie est consacrée au transport. Donc, là aussi, il y a un levier d’action fort pour limiter nos gaz à effet de serre, mais aussi tous les polluants qui peuvent être issus du transport chaque jour ». L’objectif d’ici 2025 ? Réduire de 20 % le nombre d’agents allant seuls en voiture au travail, diminuer les consommations de carburant de 10 % sur la flotte de véhicules provinciaux, ou encore atteindre 10 % de véhicules hybrides dans le parc roulant.

Plus de pistes cyclables

Tout cela en incitant les agents à adopter les modes de mobilité active (marche, vélo…), les transports en commun ou le covoiturage. Le constat ? « Pour un agent provincial, les trajets domicile/travail coûtent 670 000 francs par an. C’est un gros budget. D’autant que nous avons remarqué que la moitié de nos agents réalisent quotidiennement ces trajets seuls », note Nina Julié. Des dépenses qui pourraient donc être diminuées. « Nous devons montrer que nous sommes responsables, c’est pourquoi le choix a été fait de sensibiliser en interne », explique Eugène Ukeiwé, président de la commission Environnement.

En effet, la province Sud projette, à horizon 2019, d’aménager 30 % de son réseau routier sur l’agglomération de pistes cyclables. « L’objectif est d’avoir un environnement favorable au changement de mode de mobilité en termes d'infrastructures, explique Bertille Jouan-Ligné. Il faut se donner les moyens pour passer d'un objectif de changement, à sa réalisation 

Source province Sud



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