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Du "Pin sur la planche" à l'IAC : Séminaire lundi 9 septembre, 9h, auditorium de l’IRD

Dimanche 8 Septembre 2013

Dans le cadre du renforcement de sa politique de coopérations régionales et internationales, l’IAC invite, du 9 au 12 septembre prochain, une dizaine de spécialistes australiens et japonais des conifères (Universités de Tasmanie, Canberra et Kyoto), à découvrir l’originalité de la flore néo-calédonienne et partager leurs connaissances sur ce groupe particulier de végétaux. Un séminaire ouvert à la communauté scientifique et aux spécialistes du domaine se déroulera à l’auditorium de l’IRD dans la journée du lundi 9 septembre. Des visites de terrain (Thio, La Tontouta, Grand sud) sont ensuite programmées afin de présenter aux invités plusieurs sites remarquables d’un point de vue biologique



Du "Pin sur la planche" à l'IAC : Séminaire lundi 9 septembre, 9h, auditorium de l’IRD
Trésors. Kaoris, pins colonnaires, bois bouchon…  la Nouvelle-Calédonie héberge l’une des plus fortes concentrations mondiales de conifères tropicaux (ou gymnospermes) qui ne cesse, avec 44 espèces de gymnospermes endémiques, d’attiser la curiosité des botanistes. Dans le cadre de programmes de recherches consacrés aux espèces rares et menacées, à la re-végétalisation des sites miniers ou encore aux savoirs ancestraux, plusieurs équipes de recherche de l’Institut Agronomique néo-Calédonien (IAC) s’intéressent aux conifères endémiques et participent à l’amélioration des connaissances autour de ce groupe, en appui aux programmes locaux de préservation de la biodiversité.
 
 
Approches. L’une de ces études concerne le sapin de Camboui (Callitris sulcata ou Niê en langue kanak), une espèce qui disparaît progressivement des paysages calédoniens et fait l’objet de mesures de protection pour enrayer son inexorable déclin. L’originalité de l’étude menée par des chercheurs de l’IAC réside dans une double approche qui aborde non seulement le champ écologique (quelle est la distribution géographique de l’espèce, son état et sa biologie, le moyen de les reproduire ?) mais aussi le champ sociologique (quels sont les pratiques locales d’usage et savoirs ancestraux ?).
 
Populations. Chargée d’une campagne de prospection destinée à mieux connaître  la répartition géographique, l’état des population et la biologie deCallitris sulcata, l’équipe de Bruno Fogliani, chercheur en bio-écologie végétale à l’IAC (et directeur adjoint), a cartographié et décrit diverses petites populations de la Grande Terre. La récolte régulière de graines permet de mieux cerner le cycle de reproduction de cette espèce et de réaliser, en chambre climatique, des essais de germination qui ouvrent la voie au renforcement des populations indigènes.
La rencontre avec les spécialistes australiens (Universités de Tasmanie et Canberra) et japonais (Université de Kyoto) permettra de savoir s’il existe des synergies écologiques entre les populations du genre Callitris, un genre qui ne se rencontre qu’en Australie et Nouvelle-Calédonie.
 
Sacré. Sonia Grochain, chercheuse au centre de recherche Nord de l’IAC (Pouembout), complète ce volet scientifique par une étude socio-anthropologique qui vise à mieux connaître les us et coutumes associés au sapin de Camboui, pour les tribus de Thio, le projet global étant financé par la commune de Thio. Symbole d’une identité clanique, bois totem, pilier de case ou encore outil associé aux rituels magiques, cet arbre occupe une place de tout premier ordre dans leur existence. Les prélèvements importants par le passé permettaient d’utiliser les troncs, réputés pour leur robustesse et leur résistance au pourrissement, dans les constructions immobilières et celle de pirogues.
 
Par cette approche innovante, l’IAC contribue à améliorer les connaissances sur une espèce patrimoniale afin d’établir, à terme, des recommandations utiles aux gestionnaires en charge de la préservation de cette espèce.

Programme du séminaire



Lundi 9 septembre, 9h, auditorium de l’IRD
 
5 présentations d'une vingtaine de minutes + échanges : 
a. Phylogeny of /Callitris/ and the question of  taxonomic status of Neocallitropsis (Michael Crips-University of Tasmania)
b. Phylogeography of some Callitris species (Shota Sakaguch-University of Kyoto)
c. Ecology and physiology of Callitris species (Lynda Prior-University of Tasmania)
d. Ecology of Callitris sulcata (Bruno Fogliani-IAC
e. Population genetics of Neocallitropsis pancheri (Laurent Maggia-(IAC/CIRAD).
 
Visites de terrain : mardi 10, 11 et 12 septembre (Grand sud, La Tontouta, Thio)

Florence Dhie



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