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Dialogue de haut niveau sur le changement climatique en Océanie

Lundi 17 Novembre 2014

Lors de leur réunion du lundi 17 novembre en Nouvelle-Calédonie, les dirigeants océaniens comptent demander au Président de la République française, François Hollande, d’insister sur l’urgence de l’action climatique dans la région océanienne lorsqu’il accueillera dans 12 mois, à Paris, la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21).




Des dirigeants océaniens se réunissent en Nouvelle-Calédonie, à l’initiative de la CPS et en présence du Président de la République française, Monsieur François Hollande, pour débattre d’enjeux majeurs en rapport avec le changement climatique. Nicolas Hulot, Envoyé spécial du Président de la République pour la planète sera également présent.



Changement climatique : les dirigeants océaniens inviteront le Président français à défendre leur cause à Paris

Le Dialogue de haut niveau sur le changement climatique en Océanie, qui se tient au siège de la CPS, va permettre aux dirigeants océaniens de faire avancer le débat sur les graves problèmes que soulèvent l’évolution du climat dans la région et ses conséquences bien réelles sur le devenir des populations océaniennes. Les participants examineront en particulier les profondes répercussions du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes qu’il engendre sur les fragiles économies de la région, les moyens d’existence des populations et l’accès à la nourriture et à l’eau.
 
Cette réunion intervient près d’un an avant la tenue de la vingt et unième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), que la France accueillera à Paris, et qui doit déboucher sur l’adoption d’un nouvel accord international sur le climat.  
Il est à espérer que cette Conférence, dont la France sera l’hôte, marquera l’adoption d’un nouvel accord universel sur le changement climatique.
 
Alors que le changement climatique prend de plus en plus l’allure d’une crise en Océanie, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) invite les dirigeants océaniens à participer au siège de l’Organisation, à Nouméa, à un dialogue de haut niveau sur le changement climatique en Océanie, en présence du Président de la République française, Monsieur François Hollande.
 
« Malgré les efforts qu’ils déploient, les États et Territoires insulaires océaniens ont trop souvent du mal à faire entendre leur voix lors des rencontres internationales portant sur le changement climatique. D’aucuns espèrent donc que la France profitera de l’occasion qui lui sera donnée l’an prochain pour mettre les défis uniques de la région océanienne sur le devant de la scène internationale », a déclaré  le Directeur général de la CPS, Colin Tukuitonga.
 
Le Premier Ministre des Îles Cook, M. Henry Puna, le Président de Kiribati, M. Anote Tong, le Premier ministre de Niue, M. Toke T. Talagi, la Présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Mme Cynthia Ligeard, le Président de la Polynésie française, M. Édouard Fritch, le Premier Ministre de Tuvalu, M. Enele Sopoaga, le Premier Ministre de Vanuatu, M. Joe Natuman et plusieurs ministres océaniens seront au nombre des participants à ce dialogue de haut niveau.
 
Le Ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, M. Laurent Fabius, et l’Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète, M. Nicolas Hulot, participeront également à cette manifestation de haut niveau ainsi qu’à une table ronde et à des réunions bilatérales avec les dirigeants océaniens organisées lundi.
 
Le cinquième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et les résultats des recherches scientifiques conduites par la CPS donnent à penser que les changements prévus du climat et leurs effets sur les écosystèmes océaniens auront une incidence profonde sur le développement de l’ensemble des 22 États et Territoires insulaires océaniens au cours des prochaines décennies.
 
Par exemple, le tsunami qui a frappé le Samoa en 2009 a provoqué des dommages estimés à 147 millions de dollars É.-U., soit l’équivalent du quart du produit intérieur brut de ce pays, et le Samoa a subi des dommages d’une ampleur équivalente lorsqu’il a été balayé par le cyclone Evan en 2012.
 
La CPS espère que les manifestations de demain permettront à tous les participants d’approfondir leur compréhension de la nature critique des problématiques liées au changement climatique en Océanie, et qu’elles les pousseront à entreprendre de nouvelles actions.
 
« Les incidences du changement climatique sur la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau, la santé et le tourisme posent des défis de taille qui pourraient mettre à mal les économies et les moyens de subsistance des populations océaniennes, compte tenu en particulier du fait qu’elles sont fortement tributaires des ressources halieutiques et agricoles », a expliqué M. Tukuitonga.
 
« Toute réduction de la productivité des océans et toute détérioration de la santé des récifs coralliens causées par l'acidification de l'océan — un autre effet de la variabilité du climat — pourraient avoir des répercussions considérables sur les moyens de subsistance des Océaniens. Nombre des principaux produits d’exportation de la région — par exemple, le café, le coprah et le sucre — risquent également d’être gravement touchés », a-t-il ajouté.
 
D’autres organisations internationales ont accepté l’invitation lancée par la CPS à contribuer au dialogue de haut niveau : le Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique (PIFS), le Secrétariat du Programme régional océanien de l'environnement (PROE), l’Université du Pacifique Sud (USP), l’Union européenne, l’Agence allemande de coopération technique (GIZ), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Agence des pêches du Forum (FFA) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

Florence Dhie



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