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Deuxième rendez-vous du CLIC de Gadji

Lundi 12 Octobre 2015

Une réunion apaisée et des échanges constructifs autour de l’installation de stockage des déchets de Gadji. Depuis juillet dernier, les discussions et les programmes de suivi de l’ISD et du futur centre d’enfouissement des cendres de Prony Énergies au plus près de la centrale sont menés bon train.



Photo Fabrice Wenger
Photo Fabrice Wenger

Le 7 octobre, le Comité local d’information et de concertation du suivi (CLIC) de l’installation de stockage des déchets de Gadji (ISD), Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), s’est réuni à Port-Laguerre, à Païta. Cette deuxième rencontre fait suite à l’instauration du « CLIC de Gadji », le 28 juillet dernier, autour de la problématique du stockage des cendres de Prony Énergies, la centrale à charbon de l’Usine du Sud.

La réunion a permis de préciser le niveau de surveillance et de contrôle exercé par l’opérateur sous le contrôle de la DENV, ainsi que, le projet du futur centre de stockage, de stabilisation et de valorisation des cendres aux abords de la centrale – à Prony, sur la zone dite du Vallon-Est – réalisable d’ici deux ans. La province Sud a également présenté le contenu détaillé de sa future étude de l’état environnemental de la zone se trouvant à proximité de l’installation de stockage des déchets de Gadji, conformément à ce qui avait été proposé par l’institution lors de la rencontre de juillet dernier, pour répondre aux inquiétudes des coutumiers quant à l’impact des cendres de Prony Énergies sur leur environnement et leurs lieux de vie.

Répondre aux craintes de la population riveraine

L'étude proposée va au-delà de l’impact potentiel du dépôt des cendres de Prony Énergies. Elle a été élargie à l’évaluation environnementale des abords de l’ISD. Quatre zones vont faire l’objet de plusieurs prélèvements : les abords urbanisés de l’ISD, les mangroves alentours, une partie de la tribu de N’Dé et une dernière zone proche de la rivière la Katiramona vers Dumbéa, comme le souhaitaient les coutumiers.
Seront analysés : la qualité des sédiments, des eaux douces, des chairs de crabes et de grisettes. Enfin, grâce à une carte de 2005, la direction de l’Environnement de la province Sud pourra également évaluer l’évolution de la surface de la mangrove.

Cette étude débute dès la semaine prochaine, pour une durée de quatre mois. Elle sera réalisée par un bureau d’étude qui fera participer le groupe de travail de manière collaborative (qui a déjà travaillé sur  le contenu et le planning de l’étude). Les riverains de l’ISD, les coutumiers de Païta et les associations environnementales seront associés aux opérations de prélèvement. Les conclusions de cette large étude, dont le coût est estimé à 8 millions de francs, seront rendues à la rentrée 2016.

L’ISD, un fonctionnement conforme aux normes européennes

L’exploitation même de l’ISD fait, bien sûr, l’objet d’un suivi environnemental constant. Les données, présentées lors de chaque réunion du CLIC, sont toutes inférieures aux seuils autorisés.




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