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Des peines alternatives pour prévenir la récidive

Mardi 17 Mai 2016

Le parc de la Rivière Bleue (PPRB) accueille, depuis février, les personnes condamnées à effectuer des travaux d’intérêt général (TIG). Une mesure alternative à l’emprisonnement. Dans ce cadre exceptionnel et encadrés par un agent spécialement dédié, ces « stagiaires » un peu particulier ont trouvé la motivation pour redresser la barre .




Aménagement paysager du parking, réparation des escaliers d’un sentier de randonnée, éradication des espèces envahissantes, débroussaillage en vue d’une prochaine ouverture de piste VTT, plantation dans la pépinière. Steeven et Nathan ont effectué plusieurs centaines d’heures de travaux d’intérêt général (TIG) encadré par Arnaud Lespès et les agents du parc de la rivière Bleue. « L’équipe a été très cool. On s’est bien entendus », explique Steeven, qui en effectuant cette peine, évite un an de prison. Et Nathan de compléter : « C’est dur comme travail mais le parc est vraiment choc. L’équipe ne nous traite pas différemment des autres. On travaille tous ensemble ».
Plusieurs directions provinciales se sont investies dans ce dispositif et l’institution a souhaité recruter deux chefs de chantiers expérimentés pour encadrer ces TIG, comme Arnaud Lespès. « Avant qu’ils viennent au parc, les TIG passent un entretien préalable où je leur explique les valeurs du parc, détaille le responsable de chantiers d’aménagements, d’espaces verts et de VRD au PPRB. Nous les appelons les stagiaires pour ne pas les stigmatiser. » Un respect et un partage du labeur qui fait de cette peine alternative, une espérance, celle d’éviter la récidive. Comme le confirme Steeven, « ça motive pour ne plus refaire de conneries et rester auprès de sa famille ».

Le travail, plutôt que la délinquance

Les moyens mis en place par la Province sont d’ailleurs salués par la justice. « Ici, l’encadrement est exceptionnel car on a une personne qui a été recrutée pour cela et qui transporte les TIGistes jusqu’au parc de la Rivière Bleue », explique  Marylise Brard, substitut du procureur.
La Province prévoit ainsi d’accueillir annuellement 30 personnes, soit 10 % environ des TIG prononcés en province Sud et 100 TNR annuels (travaux non rémunérés/compositions pénales actuellement non prononcées), soit 80% à 100% des besoins estimés.
Philippe Michel, président de la province Sud, a fait le déplacement lundi 9 mai pour apprécier la mise en place de ce dispositif. A cette occasion, il a salué le travail de l’équipe du parc, a pu échangé avec les TIGistes et a rappelé que " par delà la problématique de l’absence de lieu d’accueil, celle d’un centre éducatif fermé par exemple, la province Sud concrétise une solution pour les jeunes afin de lutter contre l’insécurité et d’offrir une alternative à l’incarcération ».
Source : Province Sud




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