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Des ateliers pour sauver les dugongs

Lundi 12 Juin 2017

Les dugongs, ces placides mammifères marins, sont aujourd’hui en grand danger. Pour lutter contre cette menace, la province Sud s’engage, depuis 2010, aux côtés des autres membres du « Plan d’action Dugong ». Mardi et mercredi, des ateliers de réflexion autour du thème du braconnage se sont déroulés pour mettre totalement fin à cette pratique illégale.




L’heure n’était pas à la rigolade en ce début de semaine dans les locaux de la Communauté du Pacifique (CPS), situés à l’Anse Vata. Troisième foyer de population de dugongs mondial, la Nouvelle-Calédonie porte une responsabilité particulière quant à la sauvegarde de cette espèce présente sur la liste rouge des espèces menacées de l’IUCN*. « À travers son code de l’environnement, les opérations de contrôle des garde-natures sur le terrain, et des opérations de sensibilisation régulières, la Province protège le dugong. Il est formellement interdit de perturber son mode de vie, et de le consommer, ou encore de vendre ou d’acheter toute partie issue de cet animal, rappelle Marie-Charlotte Jumel, chargée d’études à la direction de l’Environnement (DENV), malheureusement, force est de constater que des animaux sont encore chaque année victimes de pêche illégale. Et il est primordial d’évacuer cette menace rapidement ».   
La vingtaine de participants (représentants des institutions, des forces de l’ordre, de la communauté scientifique, organisations environnementales…) a planché sur la stratégie à mettre en place pour lutter contre le braconnage. L’objectif de ces tables rondes ? Unir les forces des différents membres et partenaires du Plan d’action Dugong pour poser ensemble les premiers jalons d’actions de lutte concrètes.

Sensibilisation, dissuasion et répression

Développer un réseau d’informateurs sur les pratiques de pêche illégales, mobiliser les principaux acteurs décisionnaires, mettre en place une étude socio-anthropologique… certaines solutions sont apparues clairement prioritaires à l’issue des groupes de travail. Il faudra donc mener la lutte sur trois principaux axes : sensibilisation, dissuasion et, enfin, répression. Et cela doit être fait sur l’ensemble du territoire, car « l’animal traverse les frontières et cela implique une chaîne d’acteurs très large dans les actions de protection, souligne Marie-Charlotte Jumel. Il est essentiel d’entretenir et de renforcer ce réseau pour être efficaces ».
Un groupe technique, spécifique à la problématique du braconnage, devra bientôt être défini pour piloter et assurer le suivi des actions identifiées lors de ces ateliers.


Source province Sud



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