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Des « Dys » qui intéressent

Mardi 17 Mai 2016

Dyslexie, dyspraxie, dyscalculie… comment bien les diagnostiquer ? Comment les prendre en charge et aider l’enfant à vivre avec ? L’auditorium de la province Sud était plein à craquer jeudi soir pour parler des « dys », ces troubles spécifiques de l’apprentissage qui touchent beaucoup d’enfants.




Ce ne sont pas moins de 7 spécialistes de la santé ou de l’enseignement qui se sont succédé pour expliquer leur vision de ces troubles particuliers et expliquer à un public avide d’informations leurs prises en charge. « Les troubles « dys » sont nombreux et leur compréhension complexe » explique Anne Missotte, ergothérapeute  à l’initiative d’un projet associatif pour aider les enfants « dys » et leur famille. « Ce sont des troubles qui sont mis en avant dans l’apprentissage scolaire » souligne Mélanie Archimbaud, médecin pédopsychiatre « or dans notre société ces apprentissages sont considérés comme obligatoires. Un enfant « dys » va être aspiré dans une spirale négative de souffrance alors que l’une des clefs pour  l’aider est de bien comprendre que si il ne réussit pas à l’école ça ne veut pas dire qu’il n’est pas intelligent ». Tout ce qui est du domaine du déficit intellectuel  ou de la pathologie psychique est à exclure d’un diagnostic de « dys », qui se concentre sur la durabilité, l’intensité et les signes cliniques des troubles. Les spécialistes s’accordent également sur l’importance de travailler de manière pluridisciplinaire (orthophonie, orthoptie, ergothérapie…) pour dresser des bilans et aider au mieux les petits « dys ».

Dédramatiser pour déculpabiliser et solutionner

Un trouble « dys» une fois identifié permet de dédramatiser la situation, de déculpabiliser enfant, famille et enseignants et de chercher des prises en charge adaptées. L’école, quant à elle, s’engage à « créer des conditions d’un climat scolaire permettant le développement du bien-être et de l’estime de soi des élèves » explique Lionel Zannier, conseiller pédagogique au service des besoins éducatifs particuliers de la Direction de l’Education (DENC). « Un enfant « dys » a besoin de plus de temps pour parler par exemple » note Laetitia Fauvet Schoenholtzer, orthophoniste « il lui faut apprendre à vivre avec ces troubles et à les compenser. À nous de lui  donner les moyens de renforcer les domaines où il est performant et d'améliorer ses compétences là où il est plus fragile ». Une association dédiée à ces troubles « DYS.NC » est en train de voir le jour afin d’ouvrir ce sujet au plus grand nombre. Une prochaine conférence est prévue pour août 2016 et une journée « dys » pour octobre 2016. Pour plus de renseignements, vous pouvez dès à présent contacter l’association par e-mail à l’adresse assodys.nc@gmail.com. Leur capacité d’apprendre est différente mais leur volonté est identique alors il est temps de prendre en compte et d’accompagner au mieux nos petits « dys » !




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