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Coopération renforcée entre Calédonie et Vanuatu

Mardi 7 Mars 2017

Alors que la Nouvelle-Calédonie a récemment rejoint le Vanuatu au sein de l’Organisation internationale de la francophonie, Philippe Germain était ce vendredi à Port Vila, afin de signer un cadre conjoint de coopération. Cet accord, qui concerne onze secteurs d’activités, a pour objectif de renforcer et de fluidifier les échanges entre les deux pays.



Conduite par Philippe Germain, la délégation calédonienne a été accueillie par Gaëtan Pikioune, ministre des finances de la République de Vanuatu (qui assure également en ce moment l’intérim du ministre de l’éducation, de la formation et de la francophonie), avant que le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ne s’entretienne avec Charlot Salwai, Premier ministre de Vanuatu. La signature d’un cadre conjoint de coopération consacré à l’ensemble des secteurs d’intérêt commun aux deux pays a été l’occasion pour Philippe Germain de souligner le caractère historique de ce « programme de coopération bilatérale large et ambitieux ».

Des échanges dans onze secteurs

Ce cadre conjoint de coopération, qui s’inscrit dans une politique d’intégration régionale cohérente et adaptée dont le gouvernement de Philippe Germain a fait l’un de ses axes majeurs, décline onze secteurs qui pourront chacun faire l’objet d’une convention ou d’accords spécifiques entre les deux gouvernements. Aux yeux du chef de l’exécutif calédonien, le renforcement des échanges et de la coopération dans les secteurs de l’économie et du commerce (tourisme, biosécurité, contraintes douanières…), de l’éducation, l’enseignement supérieur (formation des enseignants, échange d’expertise dans l’enseignement technique et agricole, le numérique…) et la francophonie, et dans celui des infrastructures (santé, assainissement et adduction en eau) et des transports doit demeurer « une priorité absolue de notre partenariat, indispensable à notre développement harmonieux ».

Troisième rencontre en moins d’un an

La feuille de route de l’accord prévoit également un développement des synergies en matière de recherche, de fiscalité, de fonction publique, d’aviation civile, de transports maritimes, d’aménagement et d’habitat, et de météorologie.

Particulièrement riche, la journée du vendredi 3 mars constituait la troisième rencontre de haut niveau entre les deux gouvernements en moins d'une année. Elle illustre le dynamisme des échanges entre Nouvelle-Calédonie et Vanuatu, un voisin auquel nous sommes attachés par des liens historiques et culturels tissés depuis très longtemps.

Coopération renforcée entre Calédonie et Vanuatu
Un accord-cadre pour l’Université du Vanuatu

En début d’après-midi, la délégation calédonienne s’est rendue sur le site de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) où sera construite la future Université nationale du Vanuatu. Ce projet de grande ampleur, qui bénéficie d’un cofinancement Nouvelle-Calédonie/AFD, permettra en outre de renforcer la position du français comme langue d’enseignement. L’accord-cadre signé entre les différentes parties définit les conditions et les modalités du versement de la subvention du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie à celui du Vanuatu dans la perspective de la réalisation de cette infrastructure d’enseignement supérieur et de recherche. « Vous avez soutenu avec force notre candidature au statut de membre à part entière du Forum des Îles du Pacifique, a indiqué Philippe Germain. Ce projet de coopération bilatérale est un témoignage de la relation privilégiée qui unit nos deux pays et nous charge d’une nouvelle responsabilité : celle de faire vivre cette langue française que nous partageons en héritage de notre histoire commune ».

La délégation calédonienne

Philippe Germain était accompagné de Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge de la santé, de la jeunesse et des sports, Gérard Poadja, vice-président de la Commission des relations extérieures du Congrès, Karine De Frémont, directrice de  l’Agence française de développement (AFD), Gaël Lagadec, président de l'Université de la Nouvelle-Calédonie, et Bernard Pelletier, directeur scientifique de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Ici en compagnie du maire de Port Vila.

Source gouvernement



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