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Conférence débat : « Notre santé dans le destin commun »

Lundi 23 Octobre 2017

A l’heure du destin commun la Nouvelle-Calédonie se doit de reconnaître la Médecine Traditionnelle et l’associer à la Médecine Conventionnelle.

L’enjeu de notre conférence aujourd’hui, est de mettre en évidence les paramètres culturels dans le secteur de la santé et montrer que la Médecine traditionnelle peut s’associer à la médecine conventionnelle.





En effet, le destin commun se construit aussi par le partage des connaissances et des pratiques médicales. Chacun doit être libre du choix de la manière de se soigner. La Médecine Traditionnelle et la Médecine Conventionnelle doivent s’associer  dans le système de santé calédonien. Les différentes conceptions de ce qu'est la maladie doivent être intégrées dans notre pratique médicale.

Dans le cadre de l’Accord de Nouméa, cela passe donc par la reconnaissance d’une culture encore méconnue dans ce secteur. 

Découvrir cet aspect profond de la culture de l’autre, la reconnaître comme singulière, la vivre en harmonie sont des matériaux qui construisent la grande Case du « Vivre Ensemble »

La Ligue des Droits de l’Homme de Nouvelle Calédonie a pour objectif d’accompagner l’Accord de Nouméa, de soutenir le processus de l’Accord de décolonisation et de promouvoir la volonté de construire ensemble la communauté de destin. Pour cela, la LDH-NC est organisée autour de 5 commissions :

•     Commission citoyenneté,

•     Commission racisme, genre et discrimination,

•     Commission prison,

•     Commission Hen Tugoon (Province Nord)

•     Commission transculturalité.

La transculturalité , comment la définissons-nous concrètement ?

La transculturalité vise bien plus qu’une acceptation, une connaissance ou une reconnaissance de l’autre. Elle impulse chez les composantes culturelles le désir de « construire ensemble » en soulignant les aspects culturels créatifs qui se croisent à travers leurs rencontres.   

Notre approche transculturelle  s’inscrit totalement dans le respect de l’Accord de Nouméa, elle nécessite donc  une vigilance dans son application vis-à-vis du peuple premier.

 •  Notre objectif : « le destin commun »

La notion de « destin commun » est au cœur de ce projet. La commission transculturalité tente de le traduire de manière pragmatique sous l’angle du dialogue entre les cultures. Elle s’intéresse aussi à la manière dont les cultures se rencontrent, entrent en contact, s’interpénètrent  pour finalement trouver des passerelles entre des systèmes de pensées, tout en préservant les bases culturelles de chacune.

•    Pourquoi avoir choisi  le thème de la santé ?

Après avoir travaillé sur les thèmes de la justice et du monde du travail,  et de l’enseignement, la commission s’intéresse depuis 2015 à celui de la santé

Plusieurs raisons  justifient  notre choix

A l’heure du destin commun, la Nouvelle-Calédonie se doit de reconnaître la Médecine Traditionnelle et l’amener à travailler en harmonie avec la Médecine Conventionnelle.

En effet, La notion de santé, de soins, s’inscrit totalement dans  l’héritage culturel de la société kanak.

Le choix de ce thème est également approprié car actuellement, selon l’OMS (Office Mondial de la Santé)  près de 80% de la population mondiale a recours à la Médecine Traditionnelle de manière exclusive ou plus ou moins partagée.

En 2009, l’assemblée mondiale de la santé sur la Médecine Traditionnelle[i] (MT) a adopté la résolution (WHA62.13) qui définit la stratégie de l’OMS concernant la médecine traditionnelle pour 2014-2023. Il s’agit donc bien là de prendre en compte la médecine traditionnelle et lui redonner sa place.

Dans cet esprit la Nouvelle Calédonie a élaboré le DO KAMO, plan  santé calédonien. Il a été voté à l’unanimité au Congrès en 2016 et constitue une étape majeure de l’Accord de Nouméa.

•   Notre méthode de travail :

En 2015, la commission a répertorié et analysé des documents résultant d’études abordant  la place de la médecine traditionnelle dans différents pays du monde.

 Cela nous a permis également de vérifier si la problématique transculturelle avait déjà été abordée et le cas échéant, comment elle l’avait été  et ce qu'il restait à faire.

En 2016/2017, la commission s’est entretenue avec  des acteurs / institutions/experts sur le terrain pour approfondir l’information. L’enjeu de ces rencontres était aussi d’identifier les pratiques qui construisent du « commun ».

•   Les intervenants de la conférence :

Les intervenants ont été choisis selon des critères bien précis. Sur le choix formel, il était important qu’ils soient représentatifs des composantes culturelles (kanak et non kanak).

Les témoignages, les expériences, et les travaux entrepris par nos intervenants, donneront quelques éléments de compréhension et d’éclairage à notre problématique et pourront  ainsi, impulser le débat. Le choix s’est donc porté sur :

Patrice Godin : Docteur en anthropologie

Edouard Hnawia : Directeur de l’IRD

Jean-Paul Caillard : Médecin généraliste

Source LDHNC



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