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Comment faire face à l’irréversible montée du niveau de la mer ?

Jeudi 29 Août 2013

On ne sait pas quand, et encore moins selon quelle amplitude…toujours est-il que les pouvoirs publics, ici et ailleurs dans le monde, ont pris conscience qu’il est trop tard pour arrêter le phénomène. Aussi, la Polynésie française doit se préparer et prendre les mesures qui s’imposent.



Comment faire face à l’irréversible montée du niveau de la mer ?
L’assemblée de la Polynésie française ouvrira une nouvelle session extraordinaire mardi 27 août pour examiner quatre dossiers dont une proposition de résolution déposée par le président Edouard Fritch « appelant les membres du Forum du Pacifique à une action concertée en faveur des îles menacées par le montée des eaux » selon l’intitulé du texte. Dans l’exposé des motifs, il est notamment proposé aux représentants élus d’approuver l’idée de créer une « fondation mondiale pour permettre la réinstallation des populations » en danger.
 
Il faut dire qu’à l’instar de plusieurs Etats de la région comme Tuvalu, la Polynésie française compte 118 îles parmi lesquelles 84 atolls dont l’altitude maximale ne dépasse pas 3 mètres.
 
Dans la perspective d’un dérèglement majeur du climat d’ici à la fin du siècle, les conditions d’existence sur ces bouts de terre isolée risquent de devenir de plus en plus difficiles, ne serait-ce que parce que la salinisation accrue et répétée des sols rendra quasiment impossible tout développement de culture, à commencer par celle du coprah qui constitue la première ressource des Tuamotu.

Tahit News

 
 
Pour autant, il ne faut pas céder à la panique! C’est l’un des enseignements résultant du « Colloque régional sur la politique d’aménagement du littoral dans la perspective d’ adaptation au changement climatique » qui s’est déroulé en décembre 2011 à Tahiti. En effet, si l’on en croit Agnès Bennet, docteur en biologie marine, en l’état actuel des connaissances scientifiques, il n’existe aucune certitude sur le niveau d’élévation de la mer auquel sera confrontée la Polynésie française. Tout simplement, au nom de la variabilité régionale.
 
En revanche, toujours selon Agnès Bennet, il est encore temps de revenir à de meilleures pratiques, ne serait-ce que pour retarder le phénomène. Et de privilégier la végétalisation de nos côtes plutôt que la construction de mûrs en parpaings qui ne résisteront pas bien longtemps à la force de la nature.
 
Plus concrètement, le président Flosse, accompagné du président de l’assemblée Edouard Fritch et de trois de ses ministres (Ressources marines, Tourisme et Equipement) a prévu de ses rendre deux jours dans les atolls de Makemo, Puka Puka et Napuka.
 
La première étape sera consacrée au projet de développement aquacole en passe d’être d’être scellé avec des investisseurs chinois. Quant à la seconde, elle a trait justement à la problématique de l’élévation du niveau de la mer et à la nécessité de rassurer les populations concernées.

Frédéric Dhie



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