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Colloque à l'IRD sur la délinquance : la prévention est primordiale

Jeudi 23 Juin 2016

Le jeudi 23 juin le haut-commissaire, à ouvert à l'IRD avec le président du congrès un colloque relatif à la prévention de la délinquance en Nouvelle-Calédonie. L'objectif de ce colloque de deux jours est d'étudier la réalité de la délinquance et de la gouvernance des politiques publiques de prévention de la délinquance afin de réfléchir à un projet collectif.




Le Haut-commissariat et le Congrès ont ouvert par leurs discours le colloque « Prévention de la délinquance en Nouvelle-Calédonie, réalités et perspectives » ce 23 juin 2016 au matin, à l’IRD. Deux jours de réflexion primordiale soutenus par la première institution du territoire.

Discours prononcé par Virginie RUFFENACH au nom de

Thierry SANTA, Président du congrès de la Nouvelle-Calédonie

Jeudi 23 juin 2016 – Auditorium de l’IRD

Ouverture du Colloque

« Prévention de la délinquance en Nouvelle-Calédonie, réalités et perspectives »

Monsieur le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie,

Monsieur le sénateur honoraire, cher Simon,

Madame la membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

Monsieur le directeur du centre IRD de Nouméa,

Mesdames et Messieurs, les professeurs, intervenant lors de ce colloque,

Mesdames et Messieurs,
« Je tiens tout d’abord à remercier Florence Faberon-Tourette et Benoit Coquelet, les organisateurs de ce colloque sur la prévention de la délinquance en Nouvelle-Calédonie.

Ce sujet est majeur et déterminant pour la construction de notre avenir. Ces dernières années, le climat en matière de sécurité s’est dégradé de manière significative sur notre territoire. Les Calédoniens souffrent d’incivilités, de vols, voire d’agressions caractérisées parfois par une violence inouïe. Il ne se passe plus de week-end sans qu’on assiste au triste spectacle de voitures brûlées à Nouméa, dans l’agglomération ou en brousse. Et même s’il s’agit probablement d’un phénomène planétaire, nous ne pouvons le tolérer. Cette situation est en effet inacceptable d’abord parce que la sûreté constitue une valeur garantie aux individus par le bloc de constitutionnalité français. En effet, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen instaure dans son article 2 que la sûreté est l’un des quatre  droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Cette Déclaration affirme par ailleurs « qu’il n’est pas de liberté possible dans une société où les individus craignent pour la sécurité de leur personne ».

Par ailleurs, la Nouvelle-Calédonie ne peut supporter, dans le processus qui est en cours, un tel climat d’insécurité. En effet, ces actes de délinquance conduisent nos populations à se radicaliser. La haine et la violence qui opposent les communautés entre elles,  prennent le pas sur la sagesse et la tolérance. Or, dans moins de deux ans, nous serons face à notre destin avec l’organisation d’une consultation décisive pour notre avenir. La Nouvelle-Calédonie connaît trop le prix de la violence et ses conséquences. Dans cette dernière phase de l’Accord de Nouméa, la délinquance doit être un mal traité et solutionné afin de ne pas revivre les moments les plus sombres de notre histoire. Ce sujet ne doit pas polluer la construction de l’après Accord de Nouméa.

Monsieur le Haut-commissaire, sans méconnaître ou réfuter les compétences de la Nouvelle-Calédonie en termes de prévention de la délinquance, j’ai la conviction que l’État doit être le moteur d’un plan global en la matière. L’État, dois-je le rappeler, est garant de l’ordre public, des libertés individuelles. Mais au-delà du périmètre de ses compétences définies par la loi organique et l’Accord de Nouméa, il est avant tout garant  du bon déroulement du processus politique calédonien en cours.

Si nous avons un état volontariste pour traiter ce problème de la délinquance en Nouvelle-Calédonie, alors naturellement, les collectivités calédoniennes assumeront de manière déterminée leurs prérogatives, dans une collaboration étroite, active et efficace.

J’espère profondément que les travaux de ce colloque aideront la décision politique afin de mettre en œuvre ce plan global stratégique en matière de prévention de la délinquance. C’est ensemble que nous devons nous emparer de ce mal qui gangrène toute notre société. Vous l’avez dit Monsieur le Haut-commissaire, se coordonner collectivement est une des clefs de la réussite en la matière. La tâche n’est pas aisée mais la petitesse de notre territoire en fait un échantillon à taille humaine qui le rend maîtrisable et pour lequel de véritables efforts peuvent assurément porter leurs fruits.

Je vous remercie de votre implication et vous souhaite des travaux fructueux. »





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