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"Ce qu'on est en droit d'attendre du prochain comité des signataires" pour LR

Lundi 25 Janvier 2016

Du 4 au 6 février prochain, une trentaine d'élus calédoniens se rendront à Paris pour le comité des signataires.
Comme à chaque fois, de nombreux calédoniens s'interrogent sur l'utilité d'un tel déplacement.
Alors que faut il en attendre?
3 sujets principaux vont être abordés:




1. l'avenir institutionnel
Tout d'abord, sur ce sujet, c'est une évidence mais 2016 va être une année cruciale pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. En effet, 2 ans nous séparent de la date prévue par l'accord de Nouméa pour le 1er référendum, et il s'agit de la dernière année "non électorale": aucune élection nationale ou locale n'est prévue en 2016 alors que 2017 va voir s'enchaîner élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Difficile de préparer sereinement la sortie de l'accord en campagne électorale.
2016 doit donc être une année utile pour construire le projet de société que nous voulons pour la NC, et pour retrouver de la visibilité sur notre avenir.
Le comité des signataires doit donc proposer une méthode de discussion claire, précise, transparente et les moyens qui l'accompagnent pour avancer sur ce que sera l'après 2018 et rassurer les calédoniens sur leur avenir.

2. le corps électoral
Sur ce sujet, nous avons désormais tous les éléments.
Pour rappel, depuis 3 ans, c'est plus de 6000 personnes dont la légitimité à voter aux provinciales est contestée par le FLNKS et qui ont fait l'objet de demandes de radiation par les indépendantistes.
Désormais les chiffres sont connus, sur les 3974 personnes qui n'apparaissent pas sur les listes électorales de 1998, c'est 2912 personnes dont on a la preuve qu'elles sont arrivées en NC avant le 7/11/98, et 1062 dont on n'a pas la preuve de l'arrivée avant 98.
Les loyalistes considèrent donc que les personnes dont on a la certitude qu'elles sont arrivées avant le 7/11/1998 doivent être confirmées dans leur droit électoral et ne plus jamais faire l'objet de contestation.
Pour ceux qui n'apparaissant pas dans les fichiers avant le 7/11/98, elles devront apporter la preuve de leur date d'arrivée pour être confirmées dans leur droit électoral. 
Les indépendantistes, eux, souhaitent remettre en cause le droit de vote des personnes arrivées entre 1988 et 1998.
Le comité des signataires devra trancher ce sujet.

3. Le Nickel
Sur ce sujet, le temps n'est plus aux postures, aux doctrines, aux menaces de prises de majorité, à la préférence d'un opérateur par rapport à un autre.
La situation financière des 3 opérateurs est dramatique. Chacun d'eux perd plusieurs milliards par mois. 
Le rôle des acteurs politiques est donc d'accompagner tant qu'ils le peuvent chacun des opérateurs pour éviter que l'un d'eux ne cesse son activité, ce qui génèrerait plusieurs milliers de pertes d'emploi.
Pour Vale et KNS, les décisions relèvent principalement des multinationales actionnaires. C'est elles qui décideront de continuer à "mettre du cash" dans les usines du Nord et du Sud.
Pour la SLN par contre, c'est bien la puissance publique qui a la main. L'Etat, en tant qu'actionnaire d'Eramet, le gouvernement de la NC, la province Sud, chacun devra s'engager à tout mettre en œuvre pour permettre à la SLN de survivre en attendant que les cours du Nickel lui permette de rééquilibrer ses finances.
C'est cela qu'on doit attendre du comité des signataires: des engagements clairs et fermes de soutenir la SLN tant qu'elle en aura besoin. Cela passe aussi par une décision sur la construction de la centrale.
Je suis donc convaincue que ce comité des signataires est important, voire essentiel. S'il permet de conclure sur ces 3 sujets, le déplacement des élus calédoniens aura été largement utile.
Rendez vous les 4, 5 et 6 février pour les conclusions.





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