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CE : Rapport de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie :

Mardi 9 Mai 2017

Un outil de réflexion pour chacun, par Calédonie Ensemble
Au terme de deux années de travail, la mission d’information de l’Assemblée Nationale sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie que présidait le député Les Républicains, Dominique Bussereau, et composée de l’ensemble des groupes politique de droite et de gauche, vient de rendre son rapport final.
La Tribune.NC, création médiatique de Sonia Backes et d’Harold Martin, en a fait un sujet de polémique, usant de citations tronquées, sorties de leur contexte ou attribuées à tort à tel ou tel.



Pour Calédonie Ensemble, le rapport de la mission d’information de l’Assemblée Nationale sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est un outil d’aide à la réflexion que chacun doit mener. Il est regrettable qu’il puisse être utilisé par certains comme un instrument de discorde à des fins politiciennes.
Au sujet de la sortie de l’accord et de la solution d’avenir, Dominique Bussereau, président de la mission, a indiqué que : « Le débat n’a pas suffisamment eu lieu, il n’a pas irrigué la société calédonienne, les partenaires ne l’ont pas porté ».
Calédonie Ensemble précise que cette observation peut sans doute s’appliquer à tous les partis politiques calédoniens à l’exception de Calédonie Ensemble. Depuis deux ans sans relâche, Calédonie Ensemble a tenu cinq rencontres Citoyenne (deux à l’université 20 octobre 2015 - 22 juin 2016, deux à Koné 16 décembre 2015 - 30 aout 2016 et une à Lifou 30 juin 2016, et un PowerPoint a été diffusé sur internet http://caledonie-ensemble.com/2015/12/17/rencontre-citoyenne-comment-sortir-de-laccord- de-noumea/), au cours desquelles les responsables du mouvement ont exposé dans le détail, les enjeux de la sortie de l’accord et les différents travaux des experts, et recueilli l’avis des participants.
La mission d’information, tout comme Calédonie Ensemble, a rappelé la place de l’État dans le processus engagé : d’une part « favoriser le dialogue », et d’autre part « demeurer le garant d’une absence d’instrumentalisation de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie dans les débats de politiques nationales ».
En ce qui concerne le député Philippe Gomès, il a réaffirmé à l’occasion de la présentation du rapport Courtial-Soucramien que les non-indépendantistes n’accepteront jamais de signer un accord « qui ferait franchir à la Nouvelle-Calédonie les limites juridiques de la République ». Il a rappelé également « que nous n’aurons pas d’autres choix que

d’organiser une consultation qui prévoit (...) une accession du pays à la pleine souveraineté ».
Dans cette perspective la mission d’information rejoint les préoccupations exprimées depuis longtemps par Calédonie Ensemble, le rapport précisant que : « Tout doit être fait pour éviter que la consultation ne se transforme en un référendum couperet, dont le résultat humilierait le camp des vaincus, quel qu’il soit ».
C’est dans le même esprit que le député Philippe Gomès a rappelé lors de la commission du 21 février 2017 qu’il était nécessaire que : « le référendum de 2018 ne soit pas un mur sur lequel la Nouvelle-Calédonie pourrait se fracasser, mais une étape dont le franchissement permettra aux indépendantistes et non-indépendantistes d’affirmer leurs convictions tout en continuant à construire un destin commun ».

Source CE



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